L'activité commerciale anarchique constitue un risque majeur en cette période de grandes chaleurs pour la santé publique au vu des lamentables conditions d'hygiène qui règnent dans ce désordre qu'est devenu le centre-ville de celle qu'on appelait jadis la ville de l'antique Mina. Le chômage est l'une des principales causes de ce phénomène qui prend de l'ampleur et des proportions incontrôlables au point où pratiquement toutes les rues de la ville de Relizane sont occupées par des marchands ambulants. En effet, le commerce informel, l'évasion fiscale et le désordre font très bon ménage. L'ensemble des rues, rues et ruelles sont livrées à des nuées de jeunes, moins jeunes et vieilles femmes, à des vendeurs qualifiés fort injustement de vendeurs à la sauvette. Cette situation ne doit pas être considérée comme le fait du hasard. Des étals au milieu de la chaussée s'amoncellent sur le moindre espace libre. À la cité Battoir, les vendeurs s'installent à leur manière suivant leurs caprices loin de toutes références à la réglementation. Les allées réservées à la clientèle sont extrêmement étroites et réduites par l'entassement anarchique des marchandises maladroitement entreposées. Cependant, le rassemblement désordonné de la population compromet la sécurité des personnes et des biens, étant un terrain propice pour la délinquance et une menace pour l'ordre public. Cet état de fait accompli a des implications ravageuses sur le plan social avec l'effondrement des principes d'organisation du commerce, d'où une anarchie dans son sens le plus large. De nombreux incidents émaillent l'activité créant un mécontentement dans le milieu des commerçants régulièrement inscrits au registre du commerce et qui s'acquittent de leurs taxes et impôts.
E. Y.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : E Yacine
Source : www.liberte-algerie.com