Relizane - Revue de Presse

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Nouari Ahmed «El-Djinn», une légende, un mythe La vie autour de nous tous est pleine de leçons et comme un livre où tous les jeunes gens doivent s’abreuver en évitant ce qui est mal et en tirant profit de ce qui est bien. Des exemples, il y en a plein dans la vie quotidienne et ce, au gré de nos relations. Nouari Ahmed dit «El-Djinn», né un certain 01-04-1929 à «Mercier Lacombe», est l’exemple le plus frappant de celui qui restera l’une des rares figures footbalistiques à avoir manipulé le cuir dès son enfance à travers les terrains vagues et les champs jouxtant le bivouac de Mercier Lacombe à une époque très particulière, marquée par la présence d’un occupant sans scrupules, il découvre ce jeu loin des correctifs portés par des entraîneurs. Cette ère a donné l’émergence d’un football instinctif, inné et surtout créatif, d’où fleurissait des joueurs doués, pleinement intègres et entièrement voués à une cause noble, sans contrepartie, sans se servir soit même mais servir uniquement sa patrie en tant que joueur. Nous lui avions rendu visite pour remonter le temps et revivre des souvenirs impérissables qui lui reviennent facilement, sans faille, ni oubli. Il se souvient des matchs, de haut niveau, disputés contre le Ghali de Mascara, la JSM Tiaret, le Rapid de Relizane ou encore la glorieuse USM Oran, caractérisés par une combativité et une hargne à la limite de la règle. Converti en encadreur, il fut considéré comme le père spirituel d’une nouvelle génération clonée dès le début des années 70, une descendance spontanée qui se faisait respecter à travers sa production limpide et attrayante, ne se pliant qu’aux caprices de leurs fans qui dégustaient un football plein de créativité et de prouesses techniques disparues de nos terrains, laissant place à un football ennuyeux et lassant. Au moment ou il s’engouffrait dans le profond abîme de l’oubli, nous sommes allés fouiner dans un profond passé pour un louable et méritoire hommage à celui qui fut un modèle pour beaucoup de jeunes footballeurs qui rêvent de lui emboîter le pas que ce soit sur le plan moral, sportif ou encore sur sa longue et durable fidélité au glorieux WAC Mercier Lacombe. Cette génération ou seulement trois d’entre eux sont encore parmi nous à savoir notre interlocuteur et MM. Berrebah Abdelkader et Kada Gnaoui, était tout simplement incomparable. Connu pour son intransigeance, sa lucidité sur le terrain, son abnégation, il demeure une légende dorée d’une histoire de la ville qui a enfanté des grands joueurs transformés par la force des choses en martyrs, consacrés corps et âme à une cause noble qu’est la guerre de libération nationale. Des jeunes révoltés à l’époque, à l’image des personnalités légendaires et impérissables de la mémoire des Ouled Slimane, tels le chahid du devoir Benhada «petit Miloud» et ses compatriotes Mezouari (assassiné par l’occupant), feu Fliou, les Amroun, Berrebah, Laoufi, Mokedem, Hamdad, Meliani et le gardien Larbaoui pour ne citer que ceux-là, ne se sont jamais pliés aux menaces des colons. Notre dévoué et exemplaire éducateur mettra fin à sa carrière après de loyaux services rendus à sa ville natale. Seront-ils reconnus un jour à leur juste valeur par les leurs ? C’est le moins qu’on puisse leur souhaiter.
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