Relizane - A la une

Sauver le football local



Sauver le football local
On le savait moribond, d'un niveau déplorable, miné par le trafic et les affaires scabreuses, mais il vient d'atteindre un degré de pourrissement qui met en danger la stabilité de la République. Il faut sauver le football local. Dans des moments difficiles, c'est le football qui a sauvé la République, lui évitant de tomber dans le tourbillon des printemps arabes, grâce à la mémorable victoire d'Oum Durman, faisant tomber les frères égyptiens dans le piège de la révolution ‘‘bidon''. C'était eux ou nous, et les Antar, Bouguerra, Chaouchi et Ziani ont gagné face aux Moubarak qui voulaient porter leur triomphe par le populisme footballistique. La suite tout le monde la connaît, les tribunes des stades ont laissé le soin ou la voix à la place Tahrir. Le football, tout le monde en convient, est un sport qui a une portée très politique. Quand les autorités veulent quelque chose sur ce plan du sport-roi, c'est plus qu'une gâterie, cela devient une affaire d'Etat. Pourquoi alors a-t-on laissé le football s'enliser dangereusement dans la violence, les troubles à l'ordre public et la multiplication du risque d'agression dans les stades et les environs immédiats ' Lors de ces deux dernières journées, on déplore des blessés dans les rangs des supporters et des joueurs, l'envahissement de terrains par des supporters chauvins et fauteurs de troubles.La corruption est érigée en règle verte pour éviter la descente au purgatoire. Des cas suspects dans une affaire de tentative de corruption sont devant la justice. C'est une fin de saison toute en pagaille. Ce n'est pas nouveau, on a même vu pire, mais cela n'empêche pas de dire que c'est alarmant. Il s'en fallait de peu pour que la situation tourne au chaos, aller vers des dérapages incontrôlés à Relizane et à El Harrach, ces deux dernières semaines, pour ne citer que ces deux cas les plus récents. Il y a ceux qui veulent semer le trouble et il y a ceux qui veulent apaiser les tensions et adapter le football local aux normes professionnelles internationales. Le match de cette fin de saison se joue, en gros, hors des terrains. Il y a les détracteurs de Zetchi, le tout nouveau patron de la FAF, qui veulent jouer à la terre brûlée, au risque de se faire brûler les ailes. Et il y a les soutiens apportés à Zetchi par beaucoup de monde, dont les autorités politiques, qui veulent canaliser cette énergie débordante des stades dans un dessein, évidemment, politique. Le nouveau patron de la FAF, Zetchi, est peut-être l'homme de la situation, comme l'a été son prédécesseur à un moment bien particulier, où il fallait monter une équipe compétitive sur le plan international et dans l'immédiat. Zetchi n'a pas, lui, le temps comme adversaire mais il évolue dans un décor plein d'adversité, d'embûches, qu'il faille assainir pour continuer sur le long chemin tracé. Les autorités veulent sortir le sport de l'état d'urgence et travailler le moyen et long terme. Même en matière de coût financier, c'est plus rentable que la méthode Raouraoua. Bien sûr, Zetchi n'échappe pas au résultat dans l'immédiat, et il a sous la main quelques moyens pour tenter de réaliser des exploits, mais le plus sérieux serait d'investir dans la formation. Tout dépendra, donc, de l'orientation ou la feuille de route tracée par la FAF avec l'assentiment des autorités. Football et politique ont toujours fait bon ménage, enfin, jusque-là,
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