Les centaines d'habitants du bidonville Oued Sfa, une étendue de taudis montés de débris et de tôles et enchevêtrés les uns sur les autres, sont montés au créneau pour dénoncer leur mal-être.Alertés, semble-t-il, par les crues charriés par l'Oued qui longe leurs masures, ces habitants, qui se sont réfugiés dans ce périmètre en fuyant la horde sauvage qui sévissait dans leurs régions rurales surtout, rappellent encore une fois les responsables locaux, notamment les élus sur les promesses qu'ils leur ont avancées au lendemain des inondations qui ont frappé leurs habitations l'année dernière.
«Ce jour-là, quand nos maisons de fortune étaient totalement inondées, ils se sont tous déplacés chez nous, ils nous ont recensé et nous ont promis de nous trouver des solutions pour nous soustraire de ces dangers» ont tempêté les concernés en ajoutant : «Nous sommes des Algériens tout comme eux, qu'ils nous prennent en considération». Tour en gardant en travers de la gorge les dégradations occasionnés par les eaux, ces démunis déplorent aussi les conditions de leur vie.
«Nous sommes otages d'une bombe à retardement, nous sommes menacés par le danger de l'électrocution.
Tout le monde du bidonville est illicitement branché au réseau d'alimentation en énergie électrique, les ramifications sont telles une toile d'araignée et lorsqu'on sait que les ?constructions' sont faites en produits sidérurgiques, il est alors aisé d'imaginer l'ampleur du risque si toutefois une étincelle surgit», a souligné un quadragénaire non sans omettre de revenir sur les pourrissements émanant des fosses sceptiques.
Est-il logique d'admettre que des enfants algériens, en bas âge, des scolarisés de surcroît, vivent encore ces situations à la fin du XXIe siècle ' a conclu un autre avec amertume.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Issac B
Source : www.elwatan.com