Les revendications liées à cette démonstration de force 'massivement suivie" s'articulent autour de revendications socioprofessionnelles.
Les employés du secteur des finances (Impôts, Domaines, cadastre, contrôle et budget, ex-DPAT), ont entamé, jeudi dernier, une journée de protestation à l'initiative de la Fédération nationale des travailleurs des finances affiliée à l'UGTA, apprend-on auprès de Smaïn Mohamed, membre du conseil national et représentant local des travailleurs.
Les revendications liées à cette démonstration de force 'massivement suivie" selon notre interlocuteur, s'articulent autour de revendications socioprofessionnelles et sur le paradoxe suivant, à savoir que 'le ministère dont nous dépendons est un ministère régalien par excellence alors que ses travailleurs sont brimés et sous-payés !"
Les exigences des protestataires convergent vers une 'revalorisation du statut des fonctionnaires de ce secteur où la souveraineté de l'Etat est censée théoriquement s'exercer dans sa plénitude, alors que nous sommes à la merci d'un coup de fil émanant d'un homme d'affaires véreux ou d'un policier mal luné". Les exigences des travailleurs consistent en 'la création d'une prime de souveraineté, à l'instar de celle attribuée aux employés des autres ministères régaliens, la révision des statuts des corps communs et techniques, la révision des primes et indemnités des corps communs et techniques, la revalorisation de la prime de rendement à hauteur de 40% au lieu de 20% actuellement, la révision de la classification des postes, sachant qu'un inspecteur du secteur des impôts est classé à la catégorie 10 alors qu'un inspecteur de l'enseignement primaire est classé à la catégorie 15, revalorisation de la prime de rendement et création d'un nouvelle prime relative au secteur des Finances, revalorisation de la prime de départ à la retraite, actuellement de 25 000 DA, soit quasiment le coût exact d'une tombe au cimetière de Sidi-Abdelkader de Relizane", ironise notre interlocuteur.
Les travailleurs haussent le ton, menaçant par ailleurs d'entamer une grève ouverte le 17 avril prochain au cas où leurs doléances ne sont pas prises en charge. Ainsi, avec cette nouvelle donne, une énième mise en demeure est lancée en direction du premier argentier du pays.
M. S
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Seghier
Source : www.liberte-algerie.com