
Le torchon brûle entre la première responsable de la direction de l'Education et les bureaux de wilaya de deux syndicats autonomes du secteur de l'éducation, à savoir le CNAPESTE et l'UNPEF.Le ton monte ces derniers jours et les représentants syndicaux chargent la directrice de l'Education en dénonçant « sa fuite en avant » pour régler certains problèmes importants du secteur, entre autres les postes en surplus et ceux relatifs aux postes d'intendance. Un sit-in avait été observé par des adhérents au CNAPESTE en fin de semaine dernière devant le siège de la direction de l'Education brandissant des cartes jaune et rouge pour protester « contre la fuite en avant dans la gestion et l'identification des postes en surplus dans les différents établissements scolaires dans les trois cycles ». Les syndicalistes exigent plus de transparence sur ce volet afin d'assurer une scolarité équilibrée aux élèves et permettre par ailleurs de meilleures conditions de travail aux enseignants. D'autre part, concernant la question des postes des services d'intendance, les syndicats s'interrogent « sur la promotion interne relative qui touchera le poste d'intendant principal où 30 postulants se disputent un seul et unique poste alors que 20 postes d'intendants sont ouverts pour 10 candidats en course pour ce poste, ce qui signifie que les choses ne sont pas maîtrisées », disent les représentants syndicaux de l'UNPEF. La répartition effectuée par les services de l'Education qui prônent l'austérité n'est pas en mesure de combler tous les postes budgétaires ouverts par le ministère de l'Education nationale. Cette politique n'arrange pas les aspirations de ce corps d'employés des services de l'intendance. Les syndicats exigent à cet effet la révision de cette procédure.L'UNPEF et le CNAPSTE reviennent en outre sur l'élaboration de la carte pédagogique jugée inadéquate et appellent à sa révision avant la prochaine rentrée scolaire, par crainte d'avoir des compressions du personnel dans les établissements scolaires pouvant avoir des répercussion négatives sur le volume horaire et surtout sur les effectifs des classes, alors que la tutelle vise toujours à les réduire pour garantir une scolarité équilibrée aux apprenants, sans omettre aussi les mutations que subiront beaucoup d'enseignants.Du côté de la direction de l'Education, les responsables prônent le dialogue avec les syndicats pour satisfaire, dans la mesure du possible, les revendications soulevées, tout en précisant que les postes de travail sont numérisés par le ministère de tutelle pour maîtriser les dépenses financières et la carte pédagogique est établie selon les besoins réels du secteur au niveau de la wilaya.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mahi Ahmed
Source : www.lequotidien-oran.com