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Relizane : L'alimentation en eau potable perturbée dans plusieurs communes



Pourquoi le projet d'acheminement de l'eau dessalée à partir de la station de la Mecta dans la wilaya d'Oran n'a pas encore impacté positivement le niveau d'approvisionnement de la population locale en matière d'eau potable ' Telle est la question qui taraude l'esprit de tout un chacun à Relizane.Et pourtant, l'ancien ministre des ressources en eau a déclaré, lors de l'une de ses visites dans la wilaya, que les toutes les dispositions ont été prises pour livrer totalement le projet avant la fin de l'an 2017.
Deux ans après, même les communes de l'Ouest de la wilaya, les premières circonscriptions supposées bénéficier de l'apport de ce méga-projet qui a consommé la faramineuse somme de 11 milliards de dinars, sont confrontées à une sérieuse crise d'alimentation en eau potable.
Le cas d'El Matemar est frappant : il y quelques de temps de cela, la population locale est sortie de sa réserve et a même barré la circulation au niveau de la RN4 pour signifier son désappointement devant l'absence de l'eau dans les robinets.
A Yellel, commune jouxtant El Matemar vers l'ouest, la population souffre également de la pénurie de l'eau. «C'est à ne rien comprendre» nous lancera Ahmed, un retraité en précisant : «on est supposé être les premiers à profiter de l'eau dessalée».
A Relizane, les dernières pluies qui se sont abattues sur la région n'ont pas été sans laisser des doutes sur l'origine de cette eau puisque les habitants ont été surpris par sa qualité. «L'eau dessalée ne pourra être alourdie par une forte densité de terre» nous a souligné un averti.
Les populations des communes sises à l'est de la wilaya ou celles du sud Est, sont appelés à prendre leur mal en patience pour être approvisionnées en cette eau.
Dans l'entourage de l'Algérienne des eaux, l'on apprend que la perturbation est tributaire des récurrents éclatements de la canalisation de transfert.
Ces avaries répétitives de la conduite n'ont pas laissé indifférents certains avertis agacés par ce dérèglement qui sont allés jusqu'à réclamer l'ouverture d'une enquête sur tous les contours de ce projet.
«Je pense qu'il faut faire toute la lumière sur ce projet, qui malgré la manne financière qui lui est consacrée, bat de l'aile depuis presque une dizaine d'années» a renchérit un jeune avec amertume.
Les retards enregistrés dans l'achèvement des différentes opérations de raccordement à ce réseau et les défaillances constatées sur la partie mise en service ont affecté les différents programmes de développement du secteur agricole aussi.
Tous les hauts responsables qui ont visité la wilaya étaient unanimes sur les vertus agricoles de Relizane et ont promis d'intervenir pour amorcer tous les vecteurs en mesure de booster les produits spécifiques de la région comme les agrumes, l'artichaut, le petits pois, la pomme de terre.
L'alimentation des quelques 920 habitants de la wilaya à partir de l'eau dessalée et la consécration des eaux superficielles des barrages de la wilaya pour l'irrigation et l'extension des périmètres irrigués (La mina et le bas Cheliff) a constitué le crédo de leurs déclarations.
Mais depuis la merja, la grande retenue qui emmagasinait plus de 50 millions de mètres cubes a connu un assèchement drastique, elle est désormais un vaste espace pour le pâturage entrainant systématiquement un rétrécissement du périmètre irrigué du bas cheliff.
Les barrages d'Essaada dans la commune de Sidi M'hamed Benouda et de Gargar à Oued R'hiou sont toujours exploités pour satisfaire les besoins de la population en eau potable.
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