Au-delà des festivités ouvertes jeudi
dernier avec l'accueil devant la place de la mosquée Ennour de la caravane de
l'espoir par la société civile : scouts, cavalerie, fanfare et troupes
folkloriques, et de la plantation symbolique de l'arbre de l'arganier devant la
maison de l'art et de l'artisanat, en présence du wali de Relizane, inaugurant
un programme de 3 jours : soit divertissement le jeudi à la salle de la maison
de la culture, recueillement et spiritualisme le vendredi avec la visite du
mausolée de Sidi M'hamed Benaouda, et sensibilisation écologique le samedi,
essentiellement axée autour des énergies renouvelables, ce sont surtout les
idéaux de cette célébration du centenaire de la voie Soufie Alawiya qui
méritent des égards. Une voie, insiste-t-on, comme tant d'autres, qui ne détient
pas la grande vérité de la création mais qui oeuvre à valoriser la culture du
savoir au détriment d'une culture de l'avoir, où le «je» individualiste se
dissoudra dans un «nous» rassembleur.
Un difficile pari dans un monde où assouvir
ses désirs illusoires, en accumulant des richesses éphémères, est le but de
toute existence, où un messianisme fanatique d'une foi aveugle menace les
principes de l'humanisme des consciences, mais aussi les équilibres
climatiques, énergétiques, contre lesquels doivent être alertés les plus jeunes
pour s'initier à passer d'hommes prédateurs, sinon consommateurs, à des hommes
responsables d'une terre nourricière surexploitée. C'est ce à quoi s'emploient
les Soufis, les Alawis Derkaouis et Chadhilis, qui prônent l'éducation de
l'éveil fondée sur des valeurs universelles.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Benelhadj Djelloul B
Source : www.lequotidien-oran.com