Ni le décès la semaine dernière de son
vice-président, Hadj Meddah Khatir, ni encore les festins et autres mets et
délices auxquels Mr Zerrouki Aek, son président sortant fêtant son élection au
sénat, a convié, sous la kheïma de l'hôtel de la Mina, ses 39 membres n'ont
donc pu alléger les tensions nées à l'APW de Relizane autour de la succession
au siège vacant de sa présidence convoité par pas moins de 7 membres dont celui
assurant la période intérimaire, Mr Yahia boutarfa en l'occurrence.
En
effet, le jeu de coulisses s'accentue chaque jour davantage entre les
concurrents des différentes formations politiques, Mr Bouguettaya, Mr Medjahed
et Dr Ziane du côté du FLN devront s'employer dur pour déloger Mr Boutarfa qui
s'est accommodé de son nouveau statut et a mené à la baguette deux sessions
successives de l'assemblée traitant de dossiers lourds tels que l'habitat et
l'agriculture, une offre de service bien rédigée par ce vieux briscard, affairé
3 décennies durant, se plaît-il de répéter, à des postes de cadre dirigeant,
appelé cependant à faire face aux appétits naissants de jeunes loups de la
politique, les candidats d'un RND revanchard, décevant aux sénatoriales et d'un
FNA euphorique frôlant l'exploit le 28 décembre dernier si toutefois la petite
majorité du FLN ne se disloque ouvrant la voie réglementaire (code des APW) à
des joutes électives ou la persuasion passe parfois par de moyens illicites
mais publiquement affichés tel que ce secrétaire de wilaya d'un parti en course
qui voterait selon ses propos à qui payerait le plus. Dans ce climat biaisé, le
dossier de l'agriculture a tout de même été débattu et les élus ont relevé les
difficultés rencontrées par les délégués des services agricoles consignés à
longueur d'année au suivi des fellahs et des programmes du secteur manquant de moyens
de transport qui lorsqu'ils existent ne sont pas adaptés aux reliefs et aux
chemins dans beaucoup de régions de la wilaya. La sensibilisation et
l'information sur les actions dirigées par les pouvoirs publics vers le monde
agricole se fait sans impliquer les exécutifs communaux, les maires notamment,
et sans les femmes d'où cet appel à l'envoi d'équipes féminines aux fins fonds
des douars et campagnes de la wilaya à l'effet d'expliquer les objectifs du
développement rural. Par ailleurs, l'octroi de terrains agricoles dans le cadre
de la revalorisation des terres arides se fait sans repères administratifs et
réglementaires, relèvent les élus qui espèrent dans un autre registre, voir se
réaliser des programmes de réimplantation des cultures viticoles dans le Dahra
et celles rizières de la zone de Oued R'hiou et Ouarizane mais aussi encourager
la mise en place d'infrastructures de stockage privées ou à défaut publics, un
volet inexistant mais nécessaire à l'autosuffisance alimentaire.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Benelhadj-Djelloul B
Source : www.lequotidien-oran.com