Depuis le début de l'année en cours, la tension semble être montée d'un cran et le malaise social paraît s'être sensiblement accentué dans la wilaya de Relizane. Routes coupées par la population pour divers motifs dans plusieurs communes, sit-in devant les APC et le siège de la wilaya, débrayages dans certains corps de métiers'
Les symptômes de la grogne sociale prennent des formes aussi diverses que variées. Ainsi, le dernier débrayage en date a eu pour théâtre l'OPGI de Relizane, où à l'appel de leur section syndicale affiliée à l'UGTA, près de 200 travailleurs sont entrés en grève suite à une grève de la faim observée par 6 de leurs collègues. Cette grogne est motivée par 'les décisions arbitraires prises par la direction dont la mutation vers d'autres postes et l'affectation à de nouvelles fonctions de certains employés de l'Office' indiquent les grévistes. Auparavant, une vingtaine de commerçants occupant des locaux loués par l'APC de Relizane, au marché 'Graba', se sont agglomérés pour la deuxième fois en moins d'une semaine devant le siège de la wilaya afin de protester contre la hausse des tarifs de loyer décidée lors de la dernière délibération de l'APC. Dans la commune de Lahlaf, la population, excédée par l'augmentation du tarif des transports en commun, l'état déplorable des routes, le manque d'éclairage public et la fermeture de la salle de soins du village, a coupé, à deux reprises en une semaine, la RN90, bloquant la circulation sur cette artère reliant la daïra de Oued-R'hiou à celle d'Ammi-Moussa.
À Béni-Zentis, une commune située sur les piémonts de la chaîne montagneuse du Dahra, ce sont les élèves des 3 cycles d'enseignement qui ont entamé une 'grève du cartable', réclamant la construction d'un lycée dans leur ville. En effet, pas moins de 430 lycéens de cette localité sont contraints de se déplacer dans la localité voisine de Mediouna pour suivre leurs cours. À Sidi-M'hamed Benaouda, située à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya, l'affichage des listes des bénéficiaires du logement rural a été suivi d'un sit-in de plusieurs dizaines de citoyens, devant l'APC, motivé par 'le népotisme et le favoritisme flagrants ayant présidé à cette de distribution', selon les exclus de cette opération. La semaine dernière, 6 agents de sécurité de la station de télédiffusion de Aïn Ensour, d'Ammi-Moussa, licenciés par leur employeur, une société de gardiennage privée, entamaient une grève de la faim.
À la fin du mois de décembre, sur les contreforts de l'Ouarsenis, 40 transporteurs de Sidi M'hamed Benali, ont commencé une grève ouverte, suite à l'octroi par la direction des transports des autorisations d'exploitation de lignes à des nouveaux opérateurs, sur des dessertes déjà 'saturées', selon les grévistes. Ces derniers réclamaient également à leur profit une hausse du prix du billet de transport. Le front social paraît s'être emballé et aucun signe rassurant ne présage d'une accalmie à venir.
M. S
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Seghier
Source : www.liberte-algerie.com