
Les espaces verts qui constituent le poumon de la ville de Relizane sont carrément à l'abandon. Ces espaces qui étaient, jadis, fréquentés par les habitants de toutes catégories sociales, des fonctionnaires, des enseignants, des ouvriers, les retraités se rencontraient au jardin du centre-ville.C'était un lieu de détente où il faisait bon vivre. Aujourd'hui, cet espace public est tombé en déshérence. Les habitants sont sidérés au vu de la dégradation avancée des lieux et par la légèreté et le mépris des élus et des autorités locales, qui touche à l'embellissement de la cité et à l'environnement. Il est consternant de voir un espace vert qui forme le lien social, disparaître au profit des dealers, consommateurs de cannabis, devenu aussi un repère de délinquants de tout acabit et autres curiosités.Dans certains quartiers, l'éclairage public est inexistant, les trottoirs complètement défoncés, des nids de poules dans de nombreuses rues et ruelles, des dos d'âne improvisés par l'incivisme des habitants, deux souks de fruits et légumes sales, dont les locataires jettent les détritus où bon leur semble.A 17h, à la fin du marché, les marchands abandonnent leurs fruits et légumes impropres à la consommation à même le sol sans procéder au nettoyage, ce qui a donné naissance à une prolifération de gros rats. Les riverains se sont plaints aux autorités locales et aux élus pour mettre un terme à cette situation désastreuse, véritable problème de santé publique. A ce jour, rien n'a été entrepris. Un urbanisme anarchique, un assemblage de bâti distordu, de maisons, d'entrepèts, de garages, une sorte de bricolage urbain, qui s'impose dans l'unité urbaine comme une arthrose, une masse anarchique aux prises incertaines.L'absence chronique de toilettes publiques sanctionne les citoyennes et citoyens pour satisfaire leurs besoins biologiques. En tout état de cause, la ville de Relizane a montré ses limites. Une ville qui est devenue sans centre ni périphérie, condense la négativité comme jamais : la violence urbaine, le repli individualiste, le vide culturel, l'ennui et l'enlaidissement marquent profondément la cité malgré les milliards que l'Etat a mis à la disposition de ceux chargés de mener une politique de bonne gouvernance. Le cœur de la ville a grandement besoin d'un pacemaker pour redémarrer sur des bases saines. La population se pose la question : «Quand les autorités locales et les élus mettront-ils fin à la laideur, la monotonie et l'anomie de leur ville '».Des activités ludiques pour une «semaine ensoleillée»Plusieurs activités pédagogiques et ludiques seront animées à partir d'aujourd'hui à Relizane, et ce, dans le cadre d'une initiative dédiée aux enfants malades sous le slogan «Semaine ensoleillée», ont fait savoir les organisateurs en fin de semaine.«Cette opération est programmée du 13 juillet au 19 prochains avec pour objectif de réchauffer le cœur des enfants malades», a indiqué un membre de l'association locale «Soboul Es Salem» qui organise cet événement en partenariat avec la Direction de l'action sociale (DAS) de la wilaya.Des ateliers de jardinage et de peinture, des séances d'expression artistique et des projections de cinéma figurent parmi les activités prévues dans ce cadre à travers différents établissements pour enfants malades ou assistés, a précisé Rachida B., présidente de l'association.La «Semaine ensoleillée», a-t-elle souligné, «ce sont sept jours d'action, de joie, d'échange, de découverte et de partage, tout en mettant en lumière la situation de la catégorie sociale considérée».Depuis sa création en 2015, l'association «Soboul Es Salem» s'est illustrée à Relizane par de nombreuses initiatives citoyennes, favorisant l'accès des petits aux loisirs éducatifs et au soutien scolaire notamment.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A R
Source : www.lesoirdalgerie.com