
Le déficit manifeste en gynécologues a contraint les responsables de l'établissement hospitalier (EPH) Mohamed Boudiaf de Relizane à réquisitionner les spécialistes privés établis sur le territoire de la wilaya pour secourir les parturientes en souffrance, notamment celles nécessitant des césariennes.«Cette défaillance au pavillon de gynécologie nous a souvent forcé à des évacuations sur les EPH des wilayas limitrophes ou de recourir aux privés locaux», a souligné un cadre de l'EPH qui n'a pas caché son amertume devant cette situation. «Notre EPH est quotidiennement investi par les parturientes venant de tous les coins de la wilaya et de tels manquements ne pourront que ternir son image en dépit des efforts déployés par les responsables pour répondre à la forte demande», a ajouté notre source. Le même constat est noté pour le radiologue.Les patients soumis au scanner s'adressent au privé pour la lecture de leurs rapports, a-t-on appris. Et quand on sait que pas moins de 2 869 malades sont passés, depuis le début de l'année, sur la table du scanner, l'on peut aisément imaginer les calvaires qu'ils ont vécus pour avoir une réponse à leurs radios.Cela dit et en dépit des carences caractérisées par le manque de cardiologues, d'urologues, d'ORL et un sensible déficit en personnel médical et paramédical, l'établissement hospitalier semble avoir répondu à la forte pression des patients. Ainsi, l'on apprend que l'EPH dont la capacité est de 278 lits, a accueilli, durant les 10 premiers mois de l'année, pas moins 34 089 malades totalisant par conséquent un taux d'occupation de 51%.A vrai dire, l'établissement qui a connu, ces dernières années, une importante opération de lifting ayant concerné la réhabilitation de ses structures à coût de milliards, est loin de répondre aux aspirations de la population locale souvent appelée à se rabattre vers d'autres wilayas pour se soigner alors qu'un jour, Amar Tou, alors ministre de la Santé et de la réforme hospitalière, a promis la dotation des EPH en moyens humains et matériels pour éviter, voire interdire toute sorte d'évacuation. Des années après, le problème est toujours posé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Issac B
Source : www.elwatan.com