Le secteur de l'énergie et des mines est au
centre de tous les débats à Relizane et risque de recentrer l'essentiel de la
visite présidentielle, annoncée comme imminente, autour de ses projets de
réelle envergure, mais aussi autour de ses lacunes à haut risque
environnemental, nonobstant le «destin» agricole d'une wilaya où le secteur, à
fort potentiel hydrique adjuvant, attendra néanmoins un troisième mandat du
Président pour se soustraire à sa «destinée» jusque-là, jugent les agronomes,
eux-mêmes loin des contraintes de leurs postes respectifs, peu reluisante dans
l'ensemble.
Ainsi, comme peut en témoigner la récente
sortie médiatique de la directrice des mines, invitée au forum de la radio
locale, ce sont, et hormis l'escale inaugurale incontournable de la première
livraison chinoise de près de 4.000 places pédagogiques du pôle universitaire
de Bormadia, un bijou du genre soumis à l'appréciation du Président, plutôt
donc des chantiers énergétiques allant de la «nouvelle» mais néanmoins très
ancienne zone industrielle de Belhacel, au chantier de la giga-centrale
électrique de turbine à gaz, en passant par les sites de transfert des lignes
THT, que s'efforcera de présenter au chef de l'Etat la responsable du secteur,
déjà timorée devant un parterre de représentants locaux de la presse écrite,
pourtant soigneusement triés, au risque de reproduire l'ire mémorable de
Bouteflika, se rappellent encore certains directeurs d'exécutif en exercice en
2001, lors de son inspection des cités Satal et Chemrik, traversées par des
lignes de haute tension.
Pratiquement étalée sur une surface de 12
hectares, la centrale électrique aura atteint, confiée au français Alstom,
15,287 milliards de dinars, avec 60% d'avancement des travaux dans sa partie de
génie civil et 30% dans celle du montage des équipements, pour produire à sa
réception 3x155 MW. Dans ce registre, la déviation des lignes électriques THT,
longues de 19,5 km, confiée à une entreprise indienne pour 350 millions de
dinars, a déjà démarré. Elle sera inaugurée à titre protocolaire par l'hôte attendu,
espèrent les responsables locaux. Il est important d'exposer sans crainte, il y
va de sa responsabilité aussi. La question préoccupante qui taraude les esprits
de milliers de citoyens des villes traversées par le GZ3, El-Matmar et Bendaoud
entre autres, pétant par deux fois l'été dernier et dépressurisé depuis à 0
bar, est celle de sceller définitivement le dossier technique et financier,
précisant lequel du transfert du gazoduc ou du dépeuplement d'agglomérations
entières est donc préconisé pour ce dilemme.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Benelhadj-Djelloul B
Source : www.lequotidien-oran.com