Relizane - Revue de Presse

Protestations dans quatre wilayas Que se passe-t-il dans les lycées ?



Le mouvement de contestation lancé au début de la semaine par des lycéens à Alger, qui sont descendus dans la rue pour exiger un allégement des nouveaux programmes pédagogiques, a gagné, hier, plusieurs établissements du secondaire dans les wilayas de Relizane, Oran et Béjaïa où les lycéens ont menacé de boycotter les examens de fin d'année. Dans la wilaya de Béjaïa, des lycéens ont même fermé durant des heures la RN 26 près de Tagmalt et la RN 9, reliant Béjaïa à Sétif, près de la localité de Tichy. «Si les programmes ne sont pas allégés au cours des second et troisième trimestres, on boycottera le bac», lancent des dizaines d'élèves de terminale du lycée Mehadji Mohamed El-Habib, à Maraval, un quartier d'Oran. Après un premier trimestre chargé sanctionné par des résultats pédagogiques catastrophiques, les lycéens ont décidé de boycotter les cours tout en exigeant l'intervention urgente des responsables du secteur pour prendre des mesures concrètes. Les jeunes lycéens dénoncent les nouveaux programmes chargés, avec des exemples dépassant toute logique, comme c'est le cas dans certaines matières dont le nombre de leçons dépasse les 240, ceci sans oublier les manuels scolaires bourrés de fautes et le problème de l'encadrement. Donnant l'exemple du programme des sciences naturelles composé de deux volets, à savoir la biologie et la géologie, les contestataires attirent l'attention que tous les enseignants en charge de cette matière sont des biologistes de formation et de ce fait ils ne peuvent assurer des leçons de géologie, d'où de nombreuses défaillances. Conséquence de ces défaillances, les résultats scolaires du premier trimestre sont catastrophiques, ce qui augure mal les deux prochains trimestres, s'accordent à dire les élèves et les enseignants approchés. Et même les classes dites d'excellence, censées regrouper les meilleurs éléments, la moitié des élèves ont eu des résultats au-dessous de la moyenne. Pire, dans l'une des classes de lettres, tous les élèves ont eu des notes au-dessous de la moyenne et la meilleure moyenne obtenue est de 9,80 sur 20. Les lycéens et leurs professeurs assurent que plus de 70% des élèves n'ont pas obtenu leur moyenne toutes filières confondues (sciences, lettres, langues étrangères et gestion...). Ces résultats faibles démotivent la majorité des élèves de terminale qui appréhendent mal les deux prochains trimestres et surtout le bac qui déterminera en grande partie leur avenir. Tous les élèves rencontrés étaient unanimes pour considérer que le volume horaire actuel frise l'inhumain et ne leur permet même pas de suivre des cours de soutien du fait que généralement, leur emploi du temps est plein avec quotidiennement de 8 h à midi et de 14 à 17 h. Des enseignants du même établissement secondaire soutiennent que les inquiétudes et les revendications des élèves sont fondées tout en déplorant une «cassure» survenue suite à l'abolition du système de l'école fondamentale et son remplacement avec la nouvelle réforme. «Ceci nous a donné une composante ayant suivi deux programmes différents», disent-ils. Une enseignante d'anglais confie, à titre d'exemple, que les élèves issus de l'ancien système ont besoin de deux années scolaires pour rattraper leur retard dans l'apprentissage de cette langue. «On n'arrivera jamais à terminer les programmes avant la fin de l'année», indique un représentant des enseignants. «Les résultats des examens de fin d'année seront catastrophiques si rien n'est fait avant pour limiter les dégâts », ajoute-t-il. Les enseignants demandent un allégement des contenus, une affectation de moyens pédagogiques, mais surtout une intervention urgente du ministère pour donner des éclaircissements afin de rassurer nos lycéens. Les enseignants affirment que pour réussir la nouvelle réforme on doit d'abord voir son applicabilité et le niveau réel de nos élèves. A Béjaïa, les lycéens issus des localités de Tagmalt, Sidi Aïch et Tichy ont organisé des marches pacifiques pour dénoncer la surcharge des programmes pour cette année scolaire, ainsi que le recrutement des nouveaux enseignants pour certaines matières dont les postes sont vacants. Les lycéens ont même procédé à la fermeture de RN 26 au niveau Tagmalt et la RN 9 au niveau de Tichy et ce, pendant plusieurs heures. A Relizane, les élèves de terminale du lycée Akid Othmane ont entamé hier un mouvement de boycott des cours ouvert pour protester contre les nouveaux programmes surchargés dans toutes les matières confondues.
ce programme est trop chargé il faut en enlever au moins la moitié sinon ça court vers la révolte lycéenne et ça ne sera pas beau à voir !
Mounir - lycéen - Béjaia
09/10/2008 - 1993

Commentaires

ce programme est trés chargé les éléves en danger !!!!!! soyez conscients?????? aillez peur de dieux et pitier de nous........
meziane aghiles - Lycéen - Tizi-Ouzou
18/01/2008 - 809

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