Relizane - A la une

Oued Djemaâ : Des habitants se plaignent de la nuisance d'une usine



Les habitants de la cité 132 Logements LPA à Oued Djemaâ, agglomération située à 13 bornes à l'est de Relizane, sont sortis de leur réserve pour dénoncer «la nuisance sonore insupportable, de nuit comme de jour, provenant d'une usine avoisinante».«Nous n'avons pas connu la quiétude et la tranquillité qu'on recherchait depuis qu'on a rejoint nos nouvelles habitations», a déclaré Mohamed, un cadre de cette cité en ajoutant : «Cette pollution sonore va finir par porter atteinte à notre santé même.»
«Nous sommes stressés par ces bruits nuisibles, nos sommeils sont troublés et l'on risque même la surdité si la situation perdure», continue-t-il ainsi à tempêter en sollicitant l'intervention de toutes les instances concernées, dont les collectivités locales, les directions de l'industrie et de l'environnement pour leur épargner cette agression manifeste.
«Même les enfants en pâtissent, ajoutent-ils, car ils n'arrivent plus à dormir tranquillement et avoir un sommeil réparateur, surtout que les moteurs et les chaines de production entament leurs ronronnements à partir de 4h du matin pour ne s'arrêter qu'à 22h», a renchéri un des résidents.
Un autre a même évoqué les émanations de gaz. «En plus des désagréments des bruits qui nous agressent jusqu'à l'intérieur de nos chaumières, nous sommes également exposés aux risques des éventuelles intoxications», a-t-il lancé.
Contacté à ce sujet, l'investisseur a rejeté en bloc ces accusations en affirmant que son usine est conçue selon les normes et que sa mise en fonction est antérieure à l'arrivée des voisins plaignants.
«Je suis couvert par la loi qui m'exonère de toute responsabilité», a-t-il souligné en précisant : «L'usine, elle est là, elle fonctionne selon les normes requises avec une autorisation d'exercice en bonne et due forme. Elle emploie plus de 120 personnes et l'atelier qui leur est proche démarre à 7h .»
«Je suis un industriel avéré et j'agis dans la réglementation et dans limite de mes droits», a-t-il conclu.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)