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Opérationnel en moins d'une année



Opérationnel en moins d'une année
Le 12e Salon international de l'élevage, de l'agroalimentaire et de l'agroéquipement qui a pris fin la semaine dernière a tranché avec les traditionnelles rencontres professionnelles. En ce sens qu'on n'a pas eu droit au sempiternel lot de lamentations des opérateurs qui n'ont eu de cesse de se plaindre du manque d'aide de l'Etat et de l'absence de partenariat. En tout cas pour ce qui est de la filière lait. Le séminaire organisé le 20 mai dernier a eu le mérite de dévoiler que la bonne coopération pouvait donner ses fruits. Alban. C'est l'histoire d'une convention signée entre le ministère de l'Agriculture et Bretagne International visant le développement de la filière lait dans notre pays qui connaît des carences criardes. Alors que c'est un secteur stratégique qui est partie intégrante de la sécurité alimentaire. Bien sûr l'intervention de Bretagne International (BI) n'est pas désintéressée puisque, de l'aveu même de Marc Gillot, BI projette d'installer des filiales en Algérie. Cependant, il s'avère bénéfique pour les éleveurs algériens qui continuent, pour la plupart d'entre eux, de travailler avec des méthodes traditionnelles, voire archaïques. C'est dire si la bataille de l'autosuffisance en la matière mérite d'être menée. Une bataille technologique qui rompt avec les anciennes méthodes. Ce n'est évidemment pas facile d'amener les éleveurs à changer de mentalité. Aussi, trois wilayas pilotes (Relizane, Blida et Souk Ahras) ont bénéficié des services de ce qu'on appelle aujourd'hui communément le Groupe d'appui aux éleveurs (Gapel) au nombre. Ce programme est opérationnel depuis février dernier, c'est-à-dire une année à peine après la signature de l'accord. Une prouesse, s'il en est, du fait qu'il n'était pas évident, selon les initiateurs, de convaincre éleveurs et industriels ou autres transformateurs de lait. Pourtant, point ou presque pas de réticence. Ce qui a permis justement d'accélérer les procédures de formation. L'objectif de ce programme est de multiplier par 3 le cheptel et faire évoluer la production de lait de 50%.
En fait, il s'agit d'arriver à la production de 9 000 litres de lait par an et par vache. Le programme concerne également 1 000 éleveurs, qui ont subi une formation aux techniques aussi bien d'élevage que de collecte et de refroidissement du lait. Il semblerait que le but des initiateurs a été atteint puisque, lors de ce séminaire, beaucoup d'industriels et d'exploitants ont manifesté leur intérêt et se sont même demandé pourquoi le choix s'est porté uniquement sur les trois wilayas sus-citées. Il faut savoir que l'Algérie compte 22 wilayas laitières. Et le programme n'est pas restrictif puisque les responsables de BI restent ouverts et n'attendent que d'être sollicités, avec l'accord bien sûr du département dirigé par Rachid Benaïssa. Il peut même s'étaler sur une quinzaine d'années, ce qui dépasse les prévisions de BI qui n'ont pas caché leur satisfaction quant à l'accueil et l'adhésion des différents intervenants de la filière lait. Reste à maintenir la cadence, non sans le nerf de la guerre pour ce genre d'investissement, le financement en l'occurrence.
F. A.


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