L'infirmière, auteur de cet acte inqualifiable, a justifié son refus de vacciner le bébé, en reprochant à la maman d'avoir opté pour une clinique privée pour donner le jour à son enfant.La maternité de l'hôpital Mohamed-Boudiaf de Relizane a été le théâtre, lundi, d'un grave précédent en matière de déontologie médicale et de santé publique, apprend-on de parents d'un nouveau-né qui ont pris attache avec notre journal.
Un bébé, âgé d'à peine quatre jours, né dans une clinique privée de Mostaganem, a été refoulé de la maternité par un membre du personnel, lorsque ses parents se sont présentés afin de le lui faire administrer le vaccin à la naissance (BCG, polio et hépatite).
L'infirmière, auteur de cet acte inqualifiable, a justifié son refus de vacciner le bébé en reprochant à la maman d'avoir opté pour une clinique privée pour donner le jour à son enfant. "Nous avons reçu une note nous enjoignant de ne pas administrer de vaccin aux nourrissons nés dans des cliniques privées", a rétorqué l'infirmière, en opposant un niet catégorique aux récriminations des parents de l'enfant.
Ce n'est qu'après avoir fait "jouer leurs connaissances" dans la structure hospitalière que le personnel paramédical a daigné faire une concession. Les infortunés parents se sont entendu dire, médusés, que "la priorité en matière de vaccination appartient aux nouveau-nés ayant vu le jour à l'hôpital de Relizane. On ne va, donc, pas ouvrir un flacon d'une vingtaine de doses pour un bébé né hors de notre maternité. Vous devrez donc vous présenter chaque jour à la maternité accompagnés du bébé. S'il reste une dose de vaccin dans un flacon entamé, on le vaccinera".
Sachant que le vaccin pour nouveau-nés n'est disponible que dans les maternités hospitalières, et que son administration au cours des premiers jours de vie est un impératif sanitaire absolu, les géniteurs de l'infortuné bébé dénoncent "l'ostracisme indigne d'acteurs de la santé publique, dont leur enfant a fait les frais dans ses premiers jours de vie et réclament des sanctions exemplaires à l'encontre des contrevenants, afin d'éviter que d'autres nourrissons ne soient victimes des mêmes pratiques nauséabondes".
M. S
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Seghier
Source : www.liberte-algerie.com