Nombreuses sont celles qui ne disposent pas de filtres et déversent les huiles de vidange directement dans les réseaux d'assainissement. Ces lubrifiants très toxiques peuvent même s'infiltrer dans les nappes phréatiques.Les diverses atteintes à la nature sont multiples dans la wilaya de Relizane. Les pollutions causées par des stations de lavage-graissage et d'autres unités industrielles ne cessent de détériorer le cadre de vie des milliers de citoyens, ce qui a poussé les services concernés à multiplier les opérations d'inspection afin de mettre fin à cet épineux problème. Or nombreuses sont les stations de lavage et de vidange qui ne disposent pas de filtres et déversent les huiles de vidange directement dans les réseaux d'assainissement ou dans la nature, sans se soucier de la préservation de l'environnement.
Pis encore, ces rejets peuvent constituer un danger sur la santé des citoyens, notamment lorsque ces stations de vidange se trouvent à proximité des terres agricoles. Ces lubrifiants très toxiques déversés dans la nature peuvent s'infiltrer jusque dans les nappes phréatiques. À cet effet, de nombreux exploitants d'huileries et gérants de stations de lavage-graissage, ainsi que les représentants d'autres organismes concernés (Office national d'assainissement?) ont assisté à cette rencontre marquée par des communications centrées sur le rejet des effluents liquides et leurs conséquences sur le milieu.
Les gérants des stations de lavage-graissage et les exploitants des huileries de Relizane ont été appelés à s'impliquer davantage dans la protection de l'environnement, lors d'une rencontre organisée dimanche au chef-lieu de wilaya à l'initiative de la direction de l'environnement. Une mise en garde contre les effluents liquides résultant des huileries et des stations de lavage-graissage de véhicules, susceptibles d'être une source de pollution de l'environnement et du cadre de vie, a été lancée à leur adresse, les invitant notamment à mieux s'impliquer dans cette démarche dans le cadre de la réglementation.
Intervenant à l'ouverture d'une journée d'étude et d'information sur "les effluents liquides", mise sur pied par la direction de wilaya de l'environnement, le directeur de l'environnement a indiqué que le traitement et l'élimination des effluents liquides nécessitent des procédés qui doivent être maîtrisés pour limiter l'impact et les dégâts susceptibles de découler des matières organiques et composés minéraux.
En effet, de nombreuses huileries ou stations de lavage de véhicules existant dans la région ne sont pas équipées de dispositifs à même de réduire la dangerosité des produits liquides rejetés par ces installations, a-t-on fait savoir. S'agissant des huileries dont le nombre est de plus de 100 unités, entre modernes, semi-automatiques et traditionnelles à travers la wilaya, nombre d'entre elles sont dépourvues de bassins de décantation, tel que le stipule le cadre réglementaire régissant leur exploitation.
Ce dispositif, à l'apparence simple à réaliser, permet d'éliminer les margines qui résultent de l'activité des huileries afin d'éviter leur déversement dans les oueds ou les nappes phréatiques. Les margines ou eaux de végétation sont des effluents issus de l'extraction de l'huile d'olive, constitués par l'eau contenue dans les cellules de la drupe, les eaux de lavage et celles liées au processus de traitement qui, dans les installations traditionnelles, représentent de 40 à 120 l par quintal d'olives traité), affirment des spécialistes de l'environnement.
E. Yacine
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : E Yacine
Source : www.liberte-algerie.com