
L'appât du gain et le profit reviennent à la même période, et lors de tous les événements religieux.Chaque année, à l'approche du mois sacré, toutes les vertus pour lesquelles il a été consacré et qui l'entourent, s'effacent à coup d'éponge mercantile. En effet, l'appât du gain et le profit reviennent à la même période, et lors de tous les événements religieux comme Achoura et El-Mawlid Ennabawi, les commerçants, qui ne songent qu'aux profits maximum, n'hésitent pas à faire "flamber" les prix des denrées alimentaires les plus consommées à telle enseigne que seules les familles aisées peuvent se les permettre. La viande, déjà "produit de luxe" à longueur d'années atteint des prix exorbitants, si bien que seuls les yeux et l'envie des maigres bourses peuvent se satisfaire. La viande de mouton est vendue 1 400 DA le kg, celle bovine juste un cran en-dessous, est quasiment inaccessible sauf au prix d'un grand sacrifice pécuniaire. D'ailleurs, ils sont assez nombreux, ces pères de famille qui "vident leurs poches" et d'autres qui cumulent des dettes, pour "passer le Ramadhan dans des conditions à peu près normales". La viande blanche, de large consommation, principalement le poulet, a, quant à elle, atteint le prix de 330 DA, alors que quelques jours auparavant elle était cédée à seulement 230 DA. Idem pour les prix des produits maraîchers, tels que la carotte, la courgette, la salade et la tomate, qui connaissent une augmentation aussi importante qu'inexplicable. Même les herbes aromatiques, persil, coriandre et menthe ont vu leur prix doubler ou tripler. Le seul motif invoqué par les commerçants de la vente en détail est : "Ce sont les producteurs et les grossistes qui ont augmenté les prix". Belle parade pour justifier leur "vampirisme". À la canicule de cette période estivale s'ajoute donc la flambée des prix imposée par ceux qui implicitement sont rongés par l'indifférence, pour ne pas dire l'inhumanité. Il suffit de voir de nos jours au marché hebdomadaire, à Relizane, et certainement partout en Algérie, des pères de familles qui courbent l'échine près des tas de légumes jetés par des commerçants car avariés et en ramasser les moins touchés, pour être renseigné sur le déclin de notre société. Ces commerçants, qui, d'apparence font preuve d'assiduité religieuse et s'appliquent à être fidèles au rendez-vous des cinq prières dans les mosquées, se transforment dès leur sortie de ce lieu sacré en sangsues. Le comble, dans cette situation, est que les pouvoirs publics concernés brillent par leur passivité et leur mutisme, laissant le baromètre de l'inflation grimper et ce au détriment des citoyens.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : E Yacine
Source : www.liberte-algerie.com