Relizane - A la une

Les mesures de prévention ne sont pas respectées à Relizane



Le quotidien à Relizane, chef-lieu de wilaya, fait montrer pour le moins un laisser-aller total du citoyen envers les récurrents appels et autres campagnes de sensibilisation pour casser la chaîne de propagation de la Covid-19.En effet, les habituelles rues, connues par leurs activités commerciales, notamment informelles surtout, ont repris leur cours normal. Les ventes à la criée ont repris de plus belle au niveau des rues de Fortassa, de Rekaba et autres. Leurs habituels rodeurs y sont revenus faisant fi de toutes les barrières de prévention. Sans bavettes et ne respectant aucune norme de distancions, vendeurs et acheteurs s'en mêlent dans les marchandages, se serrent les mains et s'adonnent même aux accolades comme si le coronavirus n'y est plus alors que les enterrements de ses victimes sont journalières.
«Avec ces comportement et surtout cette inconscience collective, le virus devra survivre longtemps en Algérie et ce ne sont pas les efforts de l'Etat et le staff médical qui vont endiguer sa propagation», a renchéri Miloud, un jeune actif du mouvement associatif, choqué par la négligence de la société envers cette pandémie.
Et d'ajouter : «Je pense qu'il est temps de mobiliser tous les moyens pour veiller sur l'application des mesures barrières, il faut en finir avec ce laisser-aller». Tous les cimetières établis sur le territoire de la wilaya sont presque quotidiennement investis pour enterrer une victime et les gens ne semblent nullement inquiétés.
Les commerces frappés jusque-là de fermeture ont repris clandestinement leur activité. Avec la complicité du citoyen, les cafétérias «travaillent» à rideau baissé. Pour les disciplinés, peu nombreux malheureusement, ils vivent leur confinement dans la difficulté. «Nous nous sommes assignés aux recommandations préventives, nous nous sommes murés dans nos maisons.
Seulement, les récurrentes coupures d'électricité et les perturbations dans l'alimentation en eau potable n'ont pas fait pour nous faciliter la chose», a tempêté Hadj Ahmed, un retraité de l'enseignement en ajoutant : «Avec la canicule qui sévit ces jours sur la région, il est difficile de supporter le manque de l'eau et de l'électricité.»
Ces carences sont soulevées par les résidents de plusieurs quartiers de la ville comme ceux de Chemérik, Satal, DNC, Bormadia. Les déchets ménagers constituent eux aussi l'autre tare des collectivités locales et du citoyen puisque chacun incombe la responsabilité à l'autre.
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