Les menaces brandies au début de l'opération de vente par les autorités locales, notamment les APC et le secteur de l'agriculture, contre les "maquignons occasionnels" qui se manifestent avant chaque fête du sacrifice pour vendre en seconde main des bêtes achetées auprès des éleveurs et vendues à leur entourage en dehors de tout contrôle sanitaire, ne semblent pas avoir dissuadé ces derniers.Aussi, si cette année les points de vente illicites ont diminué sensiblement, la vente, à peine discrète, parfois ostentatoire, dans des locaux commerciaux fermés, dans des garages, des étables aménagées au pied des immeubles a proliféré à l'occasion de l'Aïd El-Adha. "Effectivement, ont reconnu hier des représentants de l'autorité locale à qui nous avions posé la question, mais ce n'est pas tellement grave, car il s'agit essentiellement de gens qui ont un besoin urgent d'argent, de chômeurs qui achètent, des fois à crédit, auprès des éleveurs de la région une dizaine de moutons qu'ils revendent aux gens de leur entourage qui n'ont pas les moyens de se déplacer dans les marchés officiels ou chez ces mêmes éleveurs". "Mais il faut reconnaître quand même que les menaces brandies contre eux ont dissuadé pas mal de gens qui ont préféré s'adresser directement aux éleveurs contrôlés par les services vétérinaires.
Cela a été relevée par tout le monde", a rétorqué notre interlocuteur, fonctionnaire d'une APC de la wilaya. Ce dernier a évoqué aussi l'affaire de la viande putréfiée découverte l'année passée sur des bêtes sacrifiées. Affaire qui reste dans toutes les mémoires et qui a dû jouer fortement dans l'esprit des acheteurs qui commencent à se méfier de la marchandise que leur proposent ces maquignons d'occasion.
Et quoiqu'il ait reconnu que des points de vente illicites de moutons ont été localisés à l'entrée et à la sortie de quelques grandes agglomérations, telles que Relizane et la nouvelle ville Adda-Benada, à l'intérieur même de celles-ci, ce fonctionnaire nous a affirmé qu'aucune saisie n'a été opérée contre eux jusqu'à présent. Et ce, sans fournir d'explication sur ce qui semble être un laxisme des autorités concernées. Sinon, comment expliquer le manque de sanctions contre ces revendeurs qualifiés auparavant de "pestiférés" '
E. Yacine
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : E Yacine
Source : www.liberte-algerie.com