Il fait trop chaud ces jours-ci à Relizane. On suffoque de jour comme de nuit. Le thermomètre s'affole, il a atteint des pics de plus de 45°, ce qui n'incite guère les enfants en bas âge à vadrouiller dehors à partir de 10h du matin. La ville de Relizane se vide de ses habitants qui sont contraints de se terrer chez eux tout en se barricadant derrière leurs volets de peur des rayons d'un soleil de plomb. D'autres, plus malins, moins surveillés par leurs parents, font la fugue à leurs risques et périls à pied ou en motocyclette à la recherche de la fraîcheur au niveau des gorges (points) d'eau, distantes d'une dizaine de kilomètres de leur ville pour barboter sous l'eau des cascades.Par 45° Celsius la question qui se pose est de savoir pourquoi des myriades d'enfants fréquentaient toutes sortes de points d'eau au risque de s'y noyer ou de s'abîmer la santé alors que la wilaya dispose au vu des statistiques de nombreuses structures nautiques fermées ou en voie de réhabilitation depuis des lustres. Qu'il s'agisse d'anciennes structures remontant au XIXe siècle et faisant date dans l'histoire de la ville ou de bassins type Mateco ou encore de réalisation plus récentes, aucune, semble-t-il, ne réunit les conditions d'hygiène ou de simples commodités lui permettant d'accueillir les milliers de jeunes et de moins jeunes désireux de se rafraîchir par ce temps caniculaire qui sévit depuis le début de juillet et qui risque de perdurer durant le mois d'août.
Mais ces comportements également, qui ont lieu dans la plupart des cas entre copains, loin de la surveillance des parents, les exposent dans la plupart des cas au risque mortel, surtout dans des retenues qu'on pourrait appeler "retenues meurtrières". Venus de Kalaa, une zone montagneuse de la wilaya de Relizane, Kadour et ses copains, dont l'aîné ne dépasse pas 16 ans, se baignent dans une retenue. Ils ont choisi cette dernière spécialement pour sa proximité de leur habitation.
"De toute façon, même s'ils sont là ils ne pourront rien faire, mes parents ne savent pas nager et ils n'ont jamais connu la mer", rétorque Omar en plaisantant. Si des groupes d'adolescents fréquentent ces endroits loin de la surveillance de leurs parents, d'autres en bas âge le font également, et ce, avec le consentement de leurs parents. Alors que ces bassins faits pour restent fermés, les enfants des quartiers et en milieu rural se ruent sur les retenues collinaires qui ont fait des victimes, il ne faut pas oublier, les années précédentes.
E. Yacine
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : E Yacine
Source : www.liberte-algerie.com