Relizane - A la une

Les agriculteurs demandent un plus grand quota



Les fellahs de plusieurs communes de la wilaya de Relizane éprouvent d'énormes difficultés à irriguer leurs parcelles en l'absence de canaux destinés à l'irrigation. Les stocks d'eau des trois retenues d'eau dans la wilaya de Relizane diminuent, car ils dépendent en grande partie de la pluviométrie. "La quantité de pluie qui tombe annuellement n'a pas baissé considérablement", selon le directeur des ressources hydrique de la wilaya de Relizane, M. Slimane. Les responsables locaux au niveau de la wilaya de Relizane ont soulevé la problématique de l'indisponibilité de l'eau réservée à l'irrigation agricole.Le taux de la surface irriguée a atteint seulement 1% de la surface arable et la pluviométrie est faible, ce qui a contraint les agriculteurs à travailler dans des conditions difficiles. Il avait été proposé dernièrement au wali, lors du lancement de la saison agricole, l'exploitation des eaux des oueds et l'augmentation du taux d'approvisionnement en eau des barrages de Gargar et de Sidi M'hamed-Benaouda pour faire face à la sécheresse qui s'installe dans la durée. Des responsables des services agricoles et de la Chambre d'agriculture ont exposé des chiffres qui concernent les surfaces irriguées.
Le secrétaire de la Chambre d'agriculture, M. Boukhrisse, a indiqué que la wilaya dispose d'un bassin d'évacuation d'une grande surface, ce qui permet la disponibilité des eaux de surface des oueds, et que la région dispose de plusieurs retenues collinaires, mais elles ne sont pas toutes aménagées.
Concernant les eaux phréatiques, le même responsable a informé que leur disponibilité est très limitée, ce qui a poussé certains agriculteurs à creuser des puits mais sans avoir trouvé d'eau. Il a ajouté que la surface irriguée est minime. Le même responsable a déclaré que la wilaya est pionnière dans la production et la collecte des céréales mais qu'elle s'est appuyée durant les deux dernières années sur l'agriculture pluviale, ce qui a fait que les professionnels ont travaillé dans des conditions difficiles tout le long de la période de la sécheresse qui a duré longtemps cette fois-ci. Le secrétaire de la Chambre d'agriculture a insisté sur la nécessité d'augmenter le quota des eaux du barrage de Gargar ou de celui de Sidi M'hamed-Benaouda au profit de la wilaya.
Il a souligné qu'il avait soulevé précédemment ce problème avec des ex-responsables locaux, en indiquant que ce quota est très important mais est réservé exclusivement à l'approvisionnement des habitants en eau potable et non à l'irrigation agricole, en proposant aussi d'exploiter les eaux des oueds pour l'irrigation afin de produire les plantes fourragères. Le wali a promis aux mêmes agriculteurs que, durant cette période sensible, une solution sera trouvée. Les agriculteurs sont dans l'expectative et attendent la concrétisation des promesses du chef de l'exécutif de wilaya. En attendant, ils peuvent au moins compter sur une pluviométrie qu'on annonce bonne pour les jours à venir.

E. Yacine
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