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Le privé national en force



Le privé national en force
Un des plus grands complexes annoncés dans la filière textile, où un partenariat algéro-turc va créer 25 000 emplois à RelizanePrès de 4 000 projets, enregistrés aux 9 premiers mois de l'année en cours, sont le fait exclusif du secteur privé, qui créera 125 660 emplois.
La déprime financière que vit le pays n'a visiblement pas impacté la dynamique économique, à bien lire les chiffres de l'Agence nationale de développement des investissements (Andi), dont le premier responsable annonce une hausse significative du montant global des investissements pour les neuf premiers mois de l'année en cours.
L'optimisme «légendaire» du directeur général de l'Andi pourrait s'expliquer à travers l'un des plus grands complexes annoncés dans la filière textile, où un partenariat algéro-turc va créer 25 000 emplois à Relizane. Ce mégaprojet, plus quelques autres, fait de la Turquie le premier investisseur étranger pour les neuf premiers mois de l'année en cours.
Or, la place de «leader» qu'occupe la Turquie est toute relative, puisque, selon les chiffres déroulés par Abdelkrim Mansouri, seuls 109 projets relèvent du partenariat avec des entreprises étrangères sur 3 972 enregistrés par l'Andi. Ces projets en partenariat devront mobiliser 263 milliards de dinars pour 13 976 emplois. A mettre sur la balance avec le montant global qui est de l'ordre de 1 455,56 milliards de dinars, on mesure le poids du partenariat dans l'équation économique du pays.
On retiendra au passage que l'essentiel de ces investissements concerne le secteur de l'automobile, la pièce de rechange, la sidérurgie et le ciment. Cet intérêt étranger pour l'industrie nationale ne représente, en définitif, que 3% du montant global annoncé par l'ensemble des investisseurs entre janvier et septembre 2017. Les 97% restants sont le fait des opérateurs nationaux privés pour une écrasante majorité.
Une réalité que traduisent les chiffres de l'Andi, révélant que le secteur privé a mobilisé 92,6% des montants des investissements enregistrés. En valeur, ce sont pas moins de 1 347,26 milliards de dinars. De quoi initier près de 4 000 projets, ce qui revient à dire que 98,7% des entités économiques projetés pour les neuf premiers mois de l'année en cours, sont le fait exclusif du secteur privé, qui créera 125 660 emplois. Le secteur public est derrière 48 projets pour 3 833 emplois et 102,06 milliards de dinars d'investissement.
Dans l'entretien qu'il a accordé à l'APS, Mansouri a fait état d'un engagement financier de l'ordre de 1 455,56 milliards de dinars destinés à la création d'unités de production notamment. En 2016, pour la même période, le solde global des intentions d'investissements avoisinait 1 214,3 milliards de dinars. Une progression de 20%, corrélée avec une hausse de création d'emplois, mais en termes de projets initiés, le directeur de l'Andi enregistre une baisse de plus de 1 000 projets. En effet, 3 972 projets ont été enregistrés sur les neuf premiers mois de 2017 contre 5 054 projets pour 2016. La baisse est de 21%. Pour Mansouri, cet état de fait renseigne sur la taille des projets qui sont autrement plus lourds en 2017 qu'en 2016. Pour cause, près de 130 000 postes de travail sont attendus pour 2017, alors qu'en 2016, à peine plus de 111 000 étaient prévus, soit une hausse de l'ordre de 17%. Selon les premiers constats de l'Andi, les investissements enregistrés en 2017, soutenus par la nouvelle loi sur les investissements sont en accord avec les orientations du gouvernement. C'est dire, selon le même responsable, qu'il y a plus de cohésion dans l'acte d'investir, ce qui suppose une meilleure visibilité économique.
Dans le lot, Mansouri retient l'agriculture, l'industrie et le tourisme essentiellement comme secteurs attirant le plus d'investissements. «Nous avons, certes, besoin d'investissements dans tous les secteurs, mais nous avons particulièrement besoin des projets qui sont en cohérence avec la politique algérienne d'investissements laquelle va dans le sens de la diversification des exportations, de la réduction des importations et de la valorisation de la matière première existante en Algérie». Le voeu du directeur général de l'Andi n'est que partiellement exhaussé, puisque l'agriculture est très loin d'avoir capté la part du lion en termes d'investissement. Ce secteur n'a drainé que 42,1 milliards de dinars, soit à peine 2,9%. Quelque 147 projets ont été identifiés pour 3 665 emplois à créer. Un bémol qui traduit la faille qui existe entre le discours et la réalité du terrain. Cette «pâleur» n'est manifestement pas le cas de l'industrie qui brasse près de 62% des montants des projets, traînant 898,2 milliards de dinars. Ces investissements correspondent à
1 926 projets et devront créer 81 678 emplois.
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