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L'état s'engage à reloger tous les sinistrés



L'état s'engage à reloger tous les sinistrés
Le double séisme qui a secoué, le 22 mai dernier, les wilayas de Relizane et Mostaganem a démontré plusieurs défaillances, notamment l'absence d'une stratégie globale de prévention, selon le PDG du Centre de contrôle technique de construction de Chlef, Hamid Azzouz. Fin de « nomadisme » pour les sinistrés du séisme de Mostaganem et Relizane. Certains seront relogés alors que d'autres vont bénéficier d'aides financières pour la restauration et la réhabilitation de leurs habitations. Ces sinistrés avaient investi la rue pour revendiquer des tentes et une prise en charge de la part des autorités locales qui n'ont pas répondu à leurs doléances, selon leurs déclarations. Le secrétaire général du ministère de l'Intérieur a assuré, dimanche dernier, quant à l'engagement de l'Etat pour leur prise en charge. Il s'est rendu dimanche dernier, dans les communes touchées dans les wilayas de Mostaganem et Relizane en compagnie du directeur général de la Protection civile, le colonel Mustapha Lehbiri, et du directeur du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag), Abdelkrim Yelés. La délégation s'est déplacée, dans la matinée, au douar Ould Yaâla dans la wilaya de Relizane où 24 familles sont hébergées dans des tentes près de leurs habitations. Celles-ci ont été classées rouge (risque d'effondrement) par la commission technique, a signalé le directeur de la protection civile de la wilaya de Relizane, le lieutenant-colonel Merzag Bachi, soulignant que les tentes ont été distribuées par les agents de la protection civile suite à une liste établie par cette même commission présidée par le wali. Selon le rapport de la protection civile, le nombre d'habitations endommagées à la suite des deux secousses telluriques à Relizane s'élève à 210 situées dans les douars des communes de Sidi Saâda et Yellel, à l'extrême ouest de la wilaya. « Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales a donné des instructions fermes pour une prise en charge sérieuse des sinistrés à travers le recensement de tous les cas. Il a été décidé l'octroi de logements à tout sinistré nécessiteux ou une aide financière en coordination avec le ministère de la Solidarité », a indiqué Adli à l'issue d'une réunion avec le wali de Relizane et les responsables locaux. Aux sinistrés mécontents suite à leur exclusion des listes des bénéficiaires de logements ou des aides financières, le SG a assuré qu'ils seront tous pris en charge. Il a également insisté, auprès des responsables locaux, sur la nécessité de communiquer avec les citoyens et les informer sur les efforts déployés par l'Etat, dans le cadre de la prise en charge de leurs préoccupations. « Cela permettra de les rassurer », a précisé le responsable. Dans la wilaya de Mostaganem, Adli a appelé les responsables locaux à « tirer les leçons de ces séismes et à mettre à profit l'expérience des commissions techniques » dans le cadre de la prévention des catastrophes naturelles. Lors de la présentation du rapport du CTC sur le séisme du 23 mai, le SG du ministère a insisté sur la nécessité du respect des normes parasismiques dans la construction. « Les règles parasismiques algériennes doivent être appliquées et exécutées à la lettre dans le milieu rural », a-t-il précisé. La plupart des habitations touchées ont été recensées dans les zones rurales. Le responsable a également incité les responsables locaux, lors de l'inspection du lycée Larbi-Abdelkader, à « revoir tous les équipements publics et la restauration des anciennes constructions, à travers l'élaboration des fiches des infrastructures touchées ». Il est à signaler que 2.730 habitations ont été touchées dans les zones rurales, au niveau de quatre communes de la wilaya de Mostaganem.Absence de stratégie globale de préventionPar ailleurs, le PDG du CTC de Chlef, Hamid Azzouz, a relevé « l'absence d'une stratégie globale de prévention et des insuffisances techniques et l'autoconstruction en général ». Le dernier séisme a, en outre, démontré, selon lui, plusieurs défaillances, à savoir l'absence du système d'alarme et de formation. Il a signalé que 874 expertises ont été déjà effectuées par le CTC dans les deux wilayas.


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