
Hier, le poulet était étiqueté 400 DA le kg au niveau de certains marchés de la ville de Relizane, établissant ainsi de nouveaux records qui placent la volaille hors de portée du consommateur à revenu intermédiaire. L'escalope est à 800 DA galvanisée par les marchands de brochettes exerçant dans le circuit réglementaire ou dans l'informel qui a squatté les espaces et trottoirs à forte fréquentation.Il serait superflu d'ajouter que les viandes rouges aussi s'inscrivent chaque jour dans une tendance haussière, l'Aïd El Adha qui pointe déjà le bout du nez à l'horizon a boosté les prix de l'agneau avant le rituel du sacrifice. Les prix ne s'essoufflent pas au grand dam du citoyen contraint de faire l'impasse sur ces sources de protéines pourtant indispensables, voire vitales. Mais pourquoi les viandes ont-elles atteint des cimes aussi inaccessibles alors que des facilitations sont accordées aux aviculteurs et aux éleveurs ' Les aliments de bétail sont considérés stratégiques et bénéficient du soutien des pouvoirs publics. L'importation de génisses pleines pour la production du lait et des viandes est financée par les institutions financières. Pourquoi toutes ces mesures de soutien n'ont-elles pas influé sur les prix en bout de chaîne au consommateur ' Serait-ce dû à des pratiques spéculatives et à quel niveau ' Une analyse des circuits de production et de commercialisation est à même de situer les facteurs qui interviennent dans la fixation hors normes des prix de produits essentiels pour la population.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N M
Source : www.lnr-dz.com