«Le changement est entre les mains des électeurs»
Hassani Benabdellah qui conduit la liste du Mouvement de l’entente nationale (MEN) dans la wilaya de Relizane est de la nouvelle génération qui aspire à voir la situation changer positivement en Algérie, en s’appuyant essentiellement sur sa jeunesse «malheureusement laissée sur le carreau». L’avocat de 34 ans nous livre ici ce qu’il pense apporter de plus, durant son mandat si la population lui fait l’honneur le l’élire.
La voix de l’Oranie: Vingt-quatre formations se disputent neuf sièges dans la wilaya de Relizane. Pensez-vous y avoir votre place?
Maître Hassani Benabdellah: Pour moi, toutes les formations sa valent. Mieux encore, certaines, à l’instar de celle dont je conduis la liste, n’ont pas eu à diriger le pays pour être accusées aujourd’hui du malaise qui s’est profondément installé dans la société. De plus, et au regard des meetings organisés à travers les 38 communes, force est constater que pratiquement tous les partis font leur le programme du Président.
Le choix se portera donc forcément sur les hommes et les femmes en mesure d’apporter concrètement leur touche à sa réalisation sur le terrain.
Les habitants de la wilaya sauront donc discerner le jour «J»Â ? Conscients que l’heure du changement est réellement entre leurs mains.
Ils savent par ailleurs que le changement c’est aussi une question de rajeunissement, d’idées nouvelles… - Est-ce un appel aux électeurs pour lâcher carrément les partis ayant eu à diriger le pays ?
- Non, c’est un constat. C’est ce que veut la population. N’oubliez pas que je suis un enfant de l’Algérie profonde et je pense de la même manière que mes concitoyens qui ne font plus confiance à ceux qui ont appauvri le peuple à travers une dangereuse dégradation de leurs conditions de vie. Il n’y a qu’à voir la multiplication des fléaux sociaux rongeant la société, les jeunes qui périssent à petit feu du chômage, le nombre en constante augmentation des pères de famille qui n’arrivent plus à nourrir les leurs… Il y a aussi ces centaines de jeunes qui tentent de rejoindre l’Europe par voie maritime en y laissant souvent la vie. N’est-ce pas une gifle on ne peut plus cinglante aux gouvernants d’aujourd’hui?
C’est donc un fait légitime que les gens ne croient plus en les promesses creuses données, oubliées puis remises à jour lors de nouvelles campagnes électorales. C’est ce qui pousse d’ailleurs certains à penser ne plus aller voter. A ceux-là, je dis qu’il faut au contraire sanctionner ceux qui n’ont pas été à la hauteur des aspirations du peuple. Ils doivent donc aller donner leurs voix aux personnes qui leur semblent en mesure de leur apporter le changement.
- Mais que comptez-vous précisément apporter de concret à votre wilaya si vous êtes élu ?
- Je ne vais pas tomber dans le jeu de ceux qui promettent monts et merveilles, le rôle d’un député n’étant pas de lancer, par exemple, des projets de logements dans telle ou telle commune. Cela dit, je serai continuellement à l’écoute des préoccupations citoyennes, une sorte de trait d’union entre les citoyens et les différentes autorités du pays, en partant de l’APC jusqu’au sommet de la hiérarchie. J’aurai aussi le devoir de noter les insuffisances en matière de développement que je dois transmettre aux plus hautes instances. De plus, j’affirme que je ne m’éclipserai pas comme l’ont fait presque tous ceux qui nous ont précédés…
- Oui, mais concrètement…
- Je ne me contenterai pas de participer à la concrétisation des projets inscrits ou déjà entamés comme celui de l’alimentation en eau à partir du barrage Gargar de 13 communes du sud-est de la wilaya comme Ramka, Souk El-had, Lahlef, Aïn Tarik et autres Ammi Moussa. Je voudrai participer effectivement au règlement de bien d’autres problèmes, comme celui de la régularisation à Oued Rhiou des lourds contentieux du foncier se posant aux douars Boudjella, Chara, Benzyane et Kharmacha. C’est d’ailleurs aussi le cas dans la commune de Mediouna où les actes de propriété n’ont pu être encore délivrés. J’œuvrerai aussi à promouvoir l’agriculture, comme à H’madna connu pour l’activité agricole, et cela sera d’un secours non négligeable pour tout Relizane et les wilayas environnantes. Je propose aussi des solutions pour ces petits commerçants qui n’ont pu être ré-immatriculés aux nouveaux registres de commerce. Ils sont plus de 2.000 titulaires de vieux registres dans la wilaya à ne pouvoir ni les radier ni les utiliser pour exercer, du fait qu’ils doivent d’abord apurer leurs situations vis-à-vis des impôts.
- Un dernier mot ?
- J’invite la population de Relizane à aller voter massivement le 17 mai 2007 pour un réel changement, à charge pour les nouveaux élus de la servir sans faille.
Propos recueillis par M. Kesskes
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com