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Gagnée, la bataille de l'eau se poursuit en Algérie 65 barrages aquifères et d'autres projets en cours



Gagnée, la bataille de l'eau se poursuit en Algérie                                    65 barrages aquifères et d'autres projets en cours
L'Algérie a réalisé de belles performances en matière de mobilisation des ressources en eau. Pour sécuriser le pays en ces ressources et permettre l'alimentation des populations en eau, le gouvernement a mis en place un vaste programme de réalisation de barrages à travers l'ensemble du territoire national dans le cadre des programmes quinquennaux qui touchent tous les secteurs d'activité sans exception. C'est ainsi que de grands barrages ont été réalisés notamment celui de Béni Haroun (Mila), Taksebt (Tizi Ouzou), Koudiat Acerdoune (Bouira), Gargar (Relizane), Tichy Haf (Béjaïa) pour ne citer que ces exemples-là. Le nombre de barrages est actuellement de 65 qui sont en exploitation, dont 23 à l'Est, 12 au centre, 17 dans la région de Chlef et 13 à l'Ouest. Le taux de remplissage a atteint un record cette année à la faveur des chutes de pluie et de neige qui ont caractérisé l'hiver dernier. Ce taux, selon les dernières déclarations du ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, en visite à Biskra, est de plus de 70%. Le problème d'eau n'existe donc pas selon les propos du premier responsable du secteur qui évoque cependant la nécessité de renforcer les capacités de stockage afin de faire face aux besoins des populations d'ici 2040. Les besoins ne cessant de croitre, Sellal a exhorté ses responsables à réaliser des ouvrages importants et mettre fin aux ouvrages de faibles capacités, ce qu'il qualifie d'inacceptable, car dépassés par le temps et les besoins exprimés avant même leur mise en service. Ainsi le ministère des Ressources en eau envisage d'atteindre les 96 barrages d'ici l'horizon 2016, avec un programme de réalisation de 25 autres ouvrages retenus. Le secteur compte réaliser 19 nouveaux barrages d'ici à 2014 pour un montant de total de plus de 18 milliards de dollars. Le nombre de barrages était de 44 en 1999 pour une capacité globale de 3,3 milliards de m3, une capacité qui a atteint aujourd'hui les 7 milliards de m3. En 2016 cette capacité passera à 9 milliards de m3. Il faut savoir que l'augmentation de la capacité de stockage des barrages en exploitation pour les cinq prochaines années permettra ainsi de renforcer la sécurisation de la disponibilité en eau potable mais aussi d'étendre la superficie des périmètres irrigués, selon les responsables en charge du secteur. Les ressources hydriques disponibles et mobilisables en Algérie sont estimées à 17,2 milliards m3, dont 12 milliards de ressources superficielles dans le Nord, 2 milliards de ressources souterraines (Nord) et 5,2 milliards m3 dans le Sud (superficielles et souterraines).

De nouveaux barrages à Biskra, Relizane et'
Entres autres barrages qui seront réalisés nous citerons deux à Biskra qui viendront renforcer les deux grands ouvrages déjà existants, dont Foum El Gherza. L'Agence nationale des barrages et transferts (Anbt) a également lancé deux appels d'offres nationaux et internationaux restreints pour la construction et la mise en service de deux barrages dans les wilayas de Relizane et d'El Tarf. Le premier barrage, sera construit dans la région de Jdiouia (près d'Oued Rhiou) dans la wilaya de Relizane, et d'une capacité totale de 83 millions de m3, le second, à El Tarf, aura une capacité de 125 millions de m3. Un autre projet d'envergure est retenu à Tizi Ouzou.
Il s'agit du futur barrage de Souk N'Tleta situé sur l'oued Bouguedoura, à 8 km au sud de la commune de Draâ Ben Khedda. Cet ouvrage a bénéficié d'une autorisation de programme de 13 milliards de dinars, sur fonds propres de l'Etat. La durée de sa réalisation est de 40 mois, et la réception provisoire du projet prévue pour le 14 septembre 2015. Sa capacité s'élève à plus de 90 millions de m3. Destiné à renforcer l'AEP et l'AEI des régions de Tizi Ouzou et Boumerdès pour un volume de 98 m3, la superficie de son bassin versant est de 465 km2, alors que le périmètre de ce dernier est de 100 km2. Cet ouvrage comptera le barrage principal en remblai d'une hauteur de 95 m, une digue de col en remblai d'une hauteur de 25 m, un évacuateur de crues, deux galeries de dérivation provisoire qui seront transformées en galeries de restitution et de vidange.Responsables et experts s'accordent à dire que l'Algérie a déployé de grands moyens pour mobiliser ses ressources en eau et a réussi à réaliser des infrastructures géantes qui n'ont rien à envier à ce qui est réalisé outre-mer. Des barrages comme Béni Haroun font aujourd'hui la fierté de l'Algérie qui a réussi les défis et transférer les technologies de pointe grâce au savoir faire des partenaires étrangers.«L'Algérie a donc largement dépassé les critères de la Banque mondiale en matière d'accès à l'eau potable, avec un taux national de raccordement de plus de 93%, et les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) fixés par l'ONU dans ce secteur», toujours selon les responsables de ce secteur. Mais la bataille de l'eau doit continuer pour assurer l'avenir des générations futures en ce produit vital.
B. A.
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