Sculpteur sur bois au talent reconnu, Bouziane Benahmed s'est fait connaître, il y a quelques années, grâce à ses créations baptisées «art diplomatique».
Pour ceux qui ne le connaissent pas, cet artisan a commencé à travailler le bois au début des années 1990. En 1998, il a commencé à parler de l'art diplomatique en Algérie. Il a pour cela créé des 'uvres, l'une représentant l'Algérie, l'autre l'Afrique et une troisième l'Union européenne. Toutes ces créations ont été offertes par l'artiste, à la présidence de la République, au siège de la Délégation de l'Union européenne du temps de Lucio Guerrato et au siège de la wilaya de Relizane. Il y a un an et demi, il décide de s'installer en Tunisie où il créé une société baptisée L'art du bois. «C'est sur les conseils de mon ami et associé Triki Haouès que je suis parti en Tunisie où l'artisanat a une grande place. J'ai effectué un premier voyage en mai 2010 pour prospecter le terrain et voir les opportunités qui se présentaient à moi et j'ai créé ma petite entreprise. Là, elle entrera en activité à partir du mois de février prochain», nous confiera-t-il. Bouziane Benahmed dira vouloir se consacrer, dans un premier temps, à la réalisation d'objets d'art typiquement tunisiens «vu que la Tunisie est un pays touristique et, donc, tout ce qui relève de l'artisanat est très demandé mais je me lancerai aussi dans tout ce qui relève de l'ébénisterie artistique», ajoutera-t-il. Il indiquera, par ailleurs, que lors de son séjour à Tunis, il a été «reçu par le ministre tunisien de la Culture. Je lui ai fait part de mes projets, notamment la réalisation d'une 'uvre qui sera représentative de tous les pays du Maghreb arabe. Cette 'uvre sera ensuite exposée dans un musée sous l'égide du ministère des Affaires étrangères tunisien» et d'ajouter : «J'ambitionne aussi la mise en place d'un prix récompensant l'art diplomatique afin que des artistes puissent travailler dans le sens d'une paix entre les peuples arabes». Enfin, il espère pouvoir, à court terme, «ouvrir une école de l'art diplomatique entre l'Algérie et la Tunisie, afin que les artistes des deux pays puissent confronter leurs talents et leurs expériences en créant des 'uvres qui seraient synonymes de paix et de fraternité», expliquera-t-il. Et d'ajouter : «Je dois rencontrer le 2 février prochain à Tunis le secrétaire d'Etat du ministère des Relations extérieures tunisien, Abdallah Triki, pour développer cette idée, en vue de créer cette école à Tunis. J'espère que quelque chose de bon sortira de cette rencontre.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H A
Source : www.lnr-dz.com