
"On nous évite comme si nous avions la peste. Les responsables nous la jouent à l'usure. D'ailleurs, certains diplômés éc'urés par leur mauvaise foi ont carrément renoncé à faire valoir leurs droits et se sont orientés vers des petits boulots précaires afin de survivre..."Pas moins de 3 promotions de diplômés en musique formés par le Conservatoire de Relizane sont actuellement condamnées à subir, soit le calvaire des petits boulots, soit les affres du chômage, a-t-on appris de représentants de ces diplômés qui ont pris attache avec notre journal. "Nous sommes près d'une vingtaine de musiciens diplômés, issus de 3 promotions, à nous tourner les pouces toute la journée, à l'issue de 6 années de formation", dénoncent nos interlocuteurs. "Aucun de nous n'a réussi à décrocher un emploi à l'issue de son cursus. Certains chôment depuis 3 ans. Personne ne veut de nous, même pas le secteur de la culture dont nous dépendons. On nous avait promis monts et merveilles lors de l'ouverture du Conservatoire. On nous avait promis des postes d'enseignants de musique dans l'actuel Institut, récemment livré. Résultat des courses, les postes promis ont été attribués aux diplômés du Conservatoire d'Oran, dont dépend l'annexe de Relizane. Quant à nous, nous nous retrouvons, 6 ans plus tard, au chômage après avoir perdu les plus belles années de notre jeunesse à suivre une formation qui nous a conduits dans l'impasse. Ceux d'entre nous qui se sont rapprochés de la direction de l'éducation afin de décrocher un poste de professeur de musique se sont vus offrir des emplois de vacataires, renouvelable à l'année, au gré des humeurs des chefs de service de l'Académie et des chefs d'établissement, sous prétexte que nous ne sommes pas licenciés. Les plus tenaces d'entre nous s'obstinent à écumer quotidiennement les couloirs de la direction de la culture et du nouveau conservatoire mais aucun responsable n'a daigné nous recevoir. On nous évite comme si nous avions la peste. Les responsables nous la jouent à l'usure. D'ailleurs, certains diplômés éc'urés par leur mauvaise foi ont carrément renoncé à faire valoir leurs droits et se sont orientés vers des petits boulots précaires afin de survivre", concluent les représentants de ces artistes perdus dans les méandres d'un système perverti dont ils maîtrisent mal les codes.
Un gaspillage inouï de talents, étant donné que certains parmi ces "diplômés, au chômage" sont de véritables jeunes prodiges primés lors de divers festivals de musique organisés à travers le pays.
M. S
Nom
Adresse email
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Seghier
Source : www.liberte-algerie.com