
Le bureau de wilaya de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (Laddh) a brossé un tableau sombre de la qualité des services au niveau de l'EPSP de Bormadia, une importante agglomération secondaire de plus de 40 000 âmes.Inaugurée il y a quelques années seulement, l'infrastructure sanitaire qui accueille les malades de la population locale, ceux du centre universitaire et même des zones éparses enregistre un déficit manifeste en matière de médecins généralistes et spécialistes ainsi qu'en cadres paramédicaux. Cette défaillance de personnels qualifiés «a eu ses retombées sur la qualité des prestations, notamment au service des urgences de l'établissement», lit-on dans le communiqué rendu public par le bureau.«Le manque de médicaments, de réactifs ainsi que de vaccins a aussi pesé sur le citoyen et l'a contraint à se rabattre sur l'EPH Mohamed Boudiaf de Relizane, soumis, lui aussi, à une forte pression surtout que tous les EPSP qui en dépendent sont dans la même situation», a écrit le président du bureau en déplorant l'absence de la permanence des médecins. «Pendant les nuits, les week-ends et entre 12 et 14h, l'établissement est quasiment déserté par ses médecins», a-t-il noté sans omettre de souligner le déficit en ambulances et l'inexistence de scanner. «Le monde a beaucoup évolué, notamment en matière d'équipements technologiques susceptibles d'améliorer la prise en charge du malade et, de ce fait, nous sollicitions l'intervention du DSP pour redresser la situation afin de garantir au citoyen des soins à la hauteur de sa dignité», a conclu le président du bureau local de la Laddh.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Issac B
Source : www.elwatan.com