Relizane - Revue de Presse

Béni-Saf Fausse harga et vraie escroquerie



Une autre «vraie-fausse» tentative d?émigration clandestine a été déjouée l?avant-veille de l?Aïd El-Fitr à Béni-Saf. Alors que les services de la gendarmerie nationale de Béni-Saf n?ont pas élucidé complètement l?affaire, les premiers éléments de l?enquête laissent privilégier la piste de passeurs escrocs.Dans la nuit du mercredi à jeudi, aux environs d?une heure, les éléments de la gendarmerie nationale, agissant sur la base d?informations crédibles, ont arrêté sept candidats à l?émigration clandestine, dans un café de la ville. Interrogés par les enquêteurs, les mis en cause, âgés de 19 à 31 ans, tous originaires de Relizane, ont reconnu être venus à Béni-Saf pour voyager clandestinement vers l?autre rive de la Méditerranée. Ils ont avoué également avoir, dans cette perspective, pris contact avec deux passeurs originaires de Béni-Saf, auxquels ils avaient préalablement versé la coquette somme de 25 millions de centimes et 200 euros. Quant à leur présence dans le café où ils ont été arrêtés, ils ont déclaré s?y être rendus à la recherche de leurs deux passeurs après les avoir attendus vainement au lieu du rendez-vous, près d?une ferme, non loin de la plage de Sidi Djelloul (12 km à l?est de Béni-Saf), à partir de laquelle ils devaient embarquer, selon leurs aveux. Sentant l?odeur de la duperie, après de longues heures d?attente sur le lieu du rendez-vous, les sept malheureux candidats à l?émigration clandestine ont décidé, dans un acte désespéré, de se rendre au café fréquenté par l?un des deux passeurs, celui avec qui ils avaient négocié l?affaire. S?agit-il d?une escroquerie? Ou, tout simplement, d?un plan qui aurait mal tourné? Malgré que les enquêteurs penchent pour la première hypothèse, il n?en demeure pas moins que la clé de cette affaire serait les deux «passeurs» qui ont été, selon une source sûre, identifiés et sont activement recherchés. Présentés, les sept Relizanais ont été tous relâchés par le parquet près le tribunal de Béni-Saf, qui a fait preuve de clémence à leur égard, pour leur permettre de passer l?Aïd parmi les leurs, en attendant de comparaître ultérieurement devant la justice pour répondre de leur acte. Ce n?est pas le premier cas du genre que les services de sécurité ont eu à traiter. Plusieurs affaires similaires ont été enregistrées, dont la dernière en date est celle de la centaine de harraga, au mois de juillet à Aïn Témouchent. Les investigations déclenchées par les services de la gendarmerie nationale, à la suite de l?arrestation d?une soixantaine de candidats à l?émigration, sur la plage de Chatt El-Aïn, commune de Ouled El-Kihal, ont permis de découvrir que ce sont des organisateurs de la «hadda» qui ont «vendu» à ces jeunes le rêve de rallier les côtes espagnoles contre 10 millions de centimes pour chacun d?eux. Pour les leurrer, ils les ont emmenés quelques jours auparavant l?«embarquement», au port de Béni-Saf où ils leur ont montré l?embarcation qui devait servir au voyage présumé. Depuis, les harraga n?ont plus jamais revu leurs «passeurs».
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