Il est attendu une production céréalièrerecord cette année dans la wilaya de Aïn Témouchent, estiment les observateursdu domaine. Les machinistes de la plaine de la M'léta se disent prêts pourentamer la campagne moissons-battages dans de bonnes conditions. Tout le parc (150 moissonneuses environ) a été révisé et estopérationnel, note Hadj Ahmed. Cependant, ce dernier se dit très préoccupé parla pénurie de sachets et de fil d'attache des bottes de foin. Mohamed, sonvoisin, révèle que le rouleau de fil d'attache, qui coûtait 7.000 dinars l'andernier, est cédé cette année à 11.000 dinars. Hadj Ahmed a porté à notreconnaissance qu'un privé a acheté toute la quantité de fil d'attache pour larevendre plus cher. D'une manière générale, c'est une véritable spéculation qui atouché la pièce détachée du matériel agricole. Ily a des fois, explique-t-il, où l'on est contraint d'aller jusqu'à Constantinepour chercher la pièce de rechange. Soncoût a augmenté d'une façon inattendue. La hausse a atteint 30% par rapport auxprix pratiqués l'année passée. Cela va certainement influencer les prix relatifs à lamoisson-battage. En prévision d'une bonne production céréalière, lescoopératives de céréales sont tenues d'être au rendez-vous sans tarder. Laprofession se dit mobilisée pour contribuer à la préparation effective dulancement de la campagne. Cependant, pour éviter les problèmes enregistrésl'année passée, le dispositif de lutte contre les incendies de récoltes ou dechaumes doit être mis en oeuvre en multipliant les moyens. Ce plan de luttecontre les incendies doit être porté à la connaissance de la profession et desmoissonneurs pour une meilleure prise en charge du problème. «Ondoit veiller à ce que les machines ne quittent pas la région tant que larécolte demeure sur épis», réclament des céréaliers de la région de AïnTémouchent, qui craignent de voir se répéter l'expérience des annéesprécédentes, où les machines, dans leur quasi-totalité, ont été déplacées versles wilayas de Relizane, Tiaret et Tissemsilt. Pourquoi donc opère-t-on decette manière ? Hadj Ahmed répond: «Ailleurs, les fellahs payent bien et surplace les moissonneurs, alors que localement, les agriculteurs attendent d'êtrepayés par la CCLS pour régler leurs factures.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com