Relizane - A la une

Adda Fellahi, un Chiite politique



L'ancien député de Relizane, dissident du Mouvement El-islah et ancien conseiller au ministère des affaires religieuses, Adda Fellahi, a révélé qu'il est Chiite en politique, dévoilant qu'il s'est rendu en Iran trois fois. L'ancien conseiller de Bouabdellah Goulamallah, qui n'a pas hésité à exprimer son estime à Téhéran, a révélé qu'il ne pourra pas critiquer l'Iran, tout en révélant la cause qui l'a poussé à invoquer la miséricorde pour El Khomeini. M.Fellahi a notamment révélé, que le président Abdelaziz Bouteflika avait confié à Ghlamallah qu'il ne trouve aucun critère pour le désigner en tant que Mufti de la République. Rappelons que le dissident du Mouvement El-islah avait raconté que le périple d'Al-Qaradaoui à Jakarta en Indonésie avait été mis à profit pour demander aux autorités de ce pays d'exercer des pressions sur les autorités iraniennes pour que « les milices d'El-Sadr arrêtent le génocide contre les sunnites en Irak », dira le député expliquant que « tout le monde sait que les milices d'El-Sadr ont été formées en Iran ». En Algérie et compte tenu « des bonnes relations diplomatiques qu'entretient notre pays avec l'Iran, le cheikh avait à solliciter nos autorités pour une intervention sur la situation irakienne », note Fellahi. Cette mobilisation autour de la situation sécuritaire en Irak intervient en sus d'une démarche initiée par Al-Qaradaoui, il y a une dizaine d'années de cela consistant en l'envoi d'une mission dans ce pays en vue d'intervenir auprès de ses autorités. Cette mission, constituée de représentants de pays arabes, a été rejetée par Ali Khamenei l'actuel Guide suprême de la révolution islamique en raison de la présence en son sein d'un opposant au régime tunisien, le président du parti Ennahda Rachid El-Ghanouchi. Par ailleurs, Adda Fellahi, tout en justifiant la rigueur des autorités judiciaires et sécuritaires avec les ahmadites par le souci de «protéger l'Algérie de toute pression ou ingérence étrangères», prévient contre les ramifications des courants salafistes extrémistes «qui sont dans les hautes sphères de l'Etat». «On y compte des membres au ministère des Affaires religieuses, dans des mosquées et des centres de formation des imams et autres institutions que ce courant domine avec ruse ou avec corruption», révèle M. Fellahi, qui se présente en tant qu'«ancien cadre au fait de tous les détails concernant la gestion du secteur des Affaires religieuses». Ce dernier estimait que «la manipulation médiatique de ce dossier a eu pour effet un espace public totalement acquis aux salafistes, dont le danger est toujours d'actualité». Pour cet ancien cadre du ministère des Affaires religieuses, «l'ahmadisme est un courant musulman pacifiste qui prétend introduire du renouveau dans les idées ; cependant, il doit faire l'objet d'une étude de près par les spécialistes pour connaître son ancrage réel et sa véritable étendue et que nous pouvons qualifier d'égaré».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)