Le bilan hebdomadaire des accidents de la circulation effectué par la Gendarmerie nationale et rendu public, hier, fait ressortir qu'au courant de la première semaine de l'année 2008, 44 personnes sont décédées et 443 ont été blessées dans 365 accidents signalés à l'échelle nationale. Pour cette fois, la wilaya de Relizane vient en tête de cette hécatombe avec 9 morts dans 7 accidents, suivie d'Alger avec 67 blessés dans 82 accidents. Par ailleurs, dans le précédent communiqué hebdomadaire et concernant la dernière semaine de décembre 2007, la Gendarmerie nationale a révélé que dans 404 accidents, 46 personnes ont trouvé la mort alors que 584 autres ont été blessées à différents degrés. Il faut dire que l'année 2007 a été particulièrement meurtrière sur les routes avec 3.118 décès et plus de 38.000 blessés. Le facteur humain demeure l'élément essentiel dans les nombreux accidents signalés. Devant ce sinistre bilan, le ministre des Transports, Mohamed Maghlaoui, répondant aux questions d'un membre du Conseil de la nation sur la recrudescence des accidents de la route en Algérie, a affirmé notamment que 70% du parc national est constitué de véhicules âgés de 15 ans. De son côté, le sénateur a mentionné comme seconde cause d'accidents le problème récurrent de la pièce détachée contrefaite commercialisée à grande échelle sans aucun contrôle et a préconisé que les concessionnaires doivent être obligés par l'Etat de ne vendre que des véhicules équipés des moyens de protection comme les airbags et les systèmes de freinage ABS, deux équipements qui ont fait chuter de 75% le nombre d'accidents de la route sous d'autres cieux. Le ministre a répondu que pour réduire ce fléau, l'Etat a déjà introduit des amendements au code de la route et une plus grande répression face aux infractions. Il précisera que ces deux mesures n'ont abouti qu'à stabiliser le nombre d'accidents, ceci en dépit du fait que le parc roulant ne cesse d'augmenter. Il a dévoilé que de 2003 à 2007, quelque 900.000 nouveaux véhicules ont été mis en circulation. De leur côté, les experts de la sécurité routière, en décortiquant le bilan annuel des accidents de la circulation, ont estimé qu'en dépit de l'application des mesures dissuasives introduites par le nouveau code de la route, le nombre des accidents n'a pas régressé. Même si le facteur humain demeure selon eux la cause essentielle, il n'en demeure pas moins que d'autres facteurs méritent d'être relevés, en particulier la part de responsabilité du mauvais état de certaines routes, le manque d'éclairage et de signalisation. Pour sa part, le commissaire divisionnaire El-Hachemi Boutalbi, directeur général du Centre national de prévention et de sécurité routière (CNPSR) a précisé dans le même sens que les différentes enquêtes traitant de ce phénomène ont démontré que le conducteur est, dans 90% des cas, responsable des accidents de la circulation, d'où l'importance de centrer toute stratégie préventive globale autour du facteur humain. Toutefois, il a révélé que le CNPSR a fait appel à un laboratoire d'ergonomie pour l'élaboration d'une étude sur tout le territoire national pour évaluer le système de formation et d'apprentissage de la conduite au niveau des auto-écoles. Cette étude a fait ressortir des insuffisances considérables dans le système de formation, telles les conditions de santé du candidat, du contenu du programme de formation et d'apprentissage, des moyens y afférents, des plages horaires, du phénomène des permis assurés et des conditions de déroulement des épreuves de conduite.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com