Oum-El-Bouaghi - AGRICULTURE

Sécheresse à Oum El Bouaghi: Le désarroi des fellahs



La wilaya d’Oum El Bouaghi a été durement éprouvée par la sécheresse qui a sévi l’année dernière, causant d’énormes préjudices aux fellahs de la région.

Considérée comme l’une des plus importantes wilayas céréalières à l’échelle du pays, cette région a considérablement régressé en la matière. Les 192.000 ha emblavés durant l’exercice précédent n’ont produit que le dixième de ce qui était attendu de la part des cultivateurs. Soit moins de 500.000 q de céréales, alors que pendant une bonne année, la wilaya dépasse le cap des quatre millions de quintaux.

En vérité ce sont les régions sud et est de la wilaya qui ont été touchées par la sécheresse, réduisant à néant les efforts des fellahs. Dans ce contexte justement, nombre de fellahs ne savent plus quoi faire à l’orée de la campagne labours-semailles, l’automne prochain.

Un cultivateur de la région de Meskiana exprime ainsi son désarroi: «Depuis 2009, la région Est est sinistrée; les fellahs ne font qu’accuser les coups; aujourd’hui, nous sommes endettés jusqu’au cou, d’autant plus que l’assurance ne prend en ligne de compte que les incendies et la grêle.

Et d’ajouter: «Nous sollicitons des pouvoirs publics pour qu’ils se penchent sur notre cas, la survie de la céréaliculture dans cette région en dépend grandement.»

Ainsi, les fellahs de Meskiana, Blala, Djazia, Dhalaâ, Behir Chergui, Oum El Bouaghi, Aïn Beïda et Berriche sont les communes qui ont été les plus durement touchées par la sécheresse de l’année écoulée.

De leur côté, les éleveurs se lamentent de l’absence d’aliment pour le bétail.

«Il faut que l’Etat nous assiste, sinon tout le cheptel périra», nous confie un vieux cultivateur.

Les fellahs lancent un appel à tous les organismes liés au secteur de l’agriculture. Certains d’entre eux demandent que des échéances leur soient accordées par la Badr pour rembourser les crédits contractés lors des exercices précédents.

Entretenant l’espoir que la prochaine saison sera la bonne, les fellahs, du moins les plus tenaces, ne comptent pas abandonner les travaux de la terre quoi qu’il leur en coûte ou cause comme désagréments.

Baâziz Lazhar

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