Ouargla - A la une

Vers un nouveau régime de croissance



Vers un nouveau régime de croissance
La faculté des sciences économiques de l'université Kasdi-Merbah d'Ouargla a abrité, la semaine dernière, un colloque national sur les nouvelles stratégies économiques comme instruments de mutation vers une économie plus effective.Selon le Dr Elyas Bensaci, doyen de la faculté des sciences économiques, l'idée principale de cette rencontre qui a regroupé des universitaires et experts en économie, est de trouver des mécanismes et de nouveaux modèles économiques permettant à l'économie nationale d'aller vers un nouveau régime de croissance basé sur la diversité et la création de richesses. Plusieurs communications autour du thème ont été à l'ordre du jour de ce colloque. Dans son intervention, Abdelhamid Temmar, ancien ministre, a préféré être théorique tout en essayant d'expliquer ce qu'est une période de transition, pourquoi certains pays ont réussi leur transition pendant que d'autres piétinent et quels sont les acteurs essentiels qui doivent être impliqués.M. Temmar dira que "la transition économique est un mot historique : c'est-à-dire de passer d'un système centralisé des années 70 à un système beaucoup plus libre". Et de poursuivre : "Le problème du libéralisme n'est pas un problème de marché, mais un problème de propriété individuelle." En effet ce problème théorique, selon l'intervenant, est posé au niveau international. Quant à Mustapha Mekidèche, économiste et vice-président du Conseil national économique et social (Cnes), il dira que "la problématique c'est quels sont les voies et moyens pour aller vers un nouveau régime de croissance qui s'affranchit progressivement des hydrocarbures comme source principale de financement. L'idée est d'assurer le fonctionnement des institutions de marché pour que ce soit bien organisé et pour qu'on puisse également substituer aux importations qu'on ne peut plus financer. Donc tôt ou tard s'imposera le besoin d'une production interne qui sera éligible aux exportations".Pour le conférencier, "même si les prix des hydrocarbures se stabilisent à 60 dollars le baril, on aura toujours le problème de déficit de financement de nos activités sachant que pour le moment les exportations hors hydrocarbures (celles du secteur privé ne représentent que 2 milliards de dollars), donc structurellement, il va falloir casser ce modèle et aller vers un autre paradigme qui passe par le soutien de l'offre et par la promotion des exportations". Pour être plus commode, M. Mekidèche dira : "Vous vous rendez compte qu'il va falloir attendre 2017 pour qu'on soit autosuffisants en terme de consommation de ciment alors qu'on aurait pu le faire beaucoup plus tôt. Et pourtant le marché existait et les facteurs favorables étaient réunis, alors qu'on pouvait décliner tous les autres aspects."Ammar Dafeur
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