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L'action de protestation dans l'université est loin d'être désamorcée, mais elle sera appelée à se poursuivre après les vacances scolaires, par des journées de protestation les 4, 5 et 6 janvier prochains et la tenue d'un conseil national du Cnes, le 7 janvier 2016, où seront étudiées les actions à entreprendre.C'est là, en effet, la décision prise hier à l'issue d'un sit-in organisé à l'initiative du syndicat des universitaires qui avait rassemblé une quarantaine d'enseignants issus de différentes wilayas devant le ministre de l'Enseignement supérieur. Sur les banderoles et pancartes qu'ils ont brandies à l'occasion, on peut lire : "Pour l'ouverture d'un véritable partenariat avec la tutelle", "Nous revendiquons l'application de l'instruction de 2014 sur le logement de fonction" et "Non à la marginalisation de l'enseignant". Ce sont quelques échantillons de toutes les revendications contenues dans la plateforme que des représentants ont voulu remettre au ministre de tutelle par une délégation des enseignants.Mal leur en prit, puisque personne n'était disponible pour accuser réception à leurs doléances.Ce qui a fait dire au coordinateur du Cnes : "Cela démontre que tout le discours distillé sur l'ouverture du dialogue était destiné à la consommation", ajoutant : "Nous voulions une action forte, mais nous avons eu le mépris fort."Pour revenir au sit-in, M. Rahmani a affirmé qu'il s'est agit d'"une action symbolique des secrétaires nationaux et membres du conseil national et membres du bureau national, qui est appelée à se poursuivre jusqu'à la satisfaction des revendications", notamment "l'ouverture par le ministre des portes du dialogue pour des actions concrètes visant à sauver l'université. Car, sans un véritable dialogue, il ne peut y avoir de solutions". Et d'ajouter : "Nous refusons que les solutions soient unilatérales." Instaurer "un réel partenariat" demeure la première revendication du Cnes, comme l'a fait entendre son premier responsable, en récusant celles qui ont existé jusque-là, pour "gagner du temps". Devant les délégués syndicaux de son organisation, auxquels se sont joints des représentants des médias, M. Rahmani s'est égosillé à expliquer que l'indigence de l'enseignant est à l'origine de la démarche des protestataires.Il fera état, en ce sens, du problème du logement qui perdure depuis 2002, sans qu'aucune lueur d'espoir ne soit venue éclairer le ciel des 55 000 enseignants.Le déficit en la matière est de 35 000 logements, surtout dans les régions de l'intérieur du pays, comme à Sétif et à Ouargla, a-t-il précisé, avant de s'interroger : "Comment veut-on alors qu'ils prennent en charge l'enseignement des 1,5 millions d'étudiants '" Il devait s'appesantir sur le retard dans la livraison des logements, notamment celui inscrit dans le programme du président de la République de 2007, portant sur 10 500 unités dont 13% seulement ont été achevés. En guise de réponse aux déclarations y afférentes du ministre, il s'interrogera : "Comment peut-on demander à des enseignants qui n'ont ni logement de fonction, ni formation, ni parcours de carrière, ni salaire décent de prendre en charge la scolarité des 1,5 millions d'étudiants. Soit le double des effectifs réunis des deux pays comme la Tunisie et le Maroc '" Selon ses dires, "l'acte pédagogique n'est pas valorisé", du fait notamment de "l'absence des problèmes du parcours de carrière et des mécanismes de promotion, dans le statut de l'enseignants du supérieur, et sur lesquels viennent se greffer des problèmes de gestion au plan local et des pressions dont sont l'objet les enseignants qui sont traduits devant la justice ou les conseils de discipline", a-t-il ajouté, en faisant des poursuites engagées contre les délégués de 5 wilayas, notamment, Naâma, El-Tarf et Saïda.A.R.


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