Ouargla - A la une

Une association interpelle les hautes autorités de l'Etat



Une association interpelle les hautes autorités de l'Etat
L'Association des familles des déportés en Nouvelle-Calédonie en 1874 a organisé, samedi, une journée d'information à l'APC de Draâ El-Mizan, à une quarantaine de kilomètres de Tizi Ouzou.Dans son intervention, Ahcène Belarbi, président de l'association, a regretté que dans l'histoire contemporaine de l'Algérie aucune page n'est consacrée à ces pionniers de l'insurrection de 1871.Il a saisi cette occasion pour interpeller les hautes autorités du pays à donner à ces déportés un statut comme les autres martyrs de la guerre de Libération nationale. "Nous adresserons une lettre à Son Excellence le président de la République et une autre au ministre des Moudjahidine dans laquelle cette revendication sera formulée", a-t-il clamé devant l'assistance.Par ailleurs, M. Belarbi a dressé un parallèle entre eux et tous ceux qui, à un moment ou à un autre, se sont soulevés pour exiger l'indépendance du pays. "Y a-t-il une différence entre les insurgés de 1871 et ceux de 1945 ou de 1954 ' Ils avaient tous le même idéal. Ils voulaient libérer le pays du joug colonial. Donc, nous exigeons que les déportés en Nouvelle-Calédonie aient le statut qui leur revient dans leur pays", a-t-il estimé. L'orateur a insisté également sur une autre demande, celle d'accorder aux descendants des déportés qui vivent en Nouvelle-Calédonie un passeport algérien et de les aider à revenir dans le pays de leurs ancêtres sans aucune restriction administrative. Ahcène Belarbi a enfin émis le v'u de se rendre dans ce pays lointain pour rencontrer les descendants des déportés. "J'ai un certificat d'hébergement et je n'attends que le visa pour aller à leur rencontre", a-t-il annoncé en marge de la rencontre. Pour rappel, le 1er septembre 1874, 140 Algériens issus de toutes les régions du pays allant de la Kabylie jusqu'à Ouargla ont été déportés en Nouvelle-Calédonie, car considérés comme des rebelles dangereux menant des actions contre les intérêts de la France coloniale.Ils sont arrivés dans ce département d'outre-mer, le 18 juin 1875, après un voyage de 140 jours à bord du bateau "Le Calvados". Ils n'ont été amnistiés qu'en avril 1895 pour être finalement libérés le 22 août 1895. Certains d'entre eux ont regagné l'Algérie, alors que d'autres sont restés en Nouvelle-Calédonie.O. G


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