30 membres d’un réseau devant le juge
Hier, s’est ouvert au niveau de la cour d’Oran un procès de trafic international de kif qui s’étend des frontières marocaines jusqu’en Libye. La quantité de ce produit prohibé saisie dans cette affaire est de 92 Kg et a été opérée le 10/02/2007 dans un véhicule de marque Renault Clio, appartenant à M.Y qui a été arrêté.Trente personnes ont été incriminées dans cette af-faire parmi lesquelles on compte un ressortissant libyen. Il faut Signaler aussi, que quatre parmi ces prévenus sont toujours en fuite. Le 10.02.2007, deux personnes B.K. et F.B. qui étaient à bord de leurs véhicules, une Clio et une Mégane immatriculés respectivement 22 et 16, ont été interceptés par la police mais ont pris la fuite abandonnant leurs voitures. 50 kg de kif ont été découverts dans le Mégane. Par ailleurs, Le même jour, les éléments de recherche ont pu remonter cette filière et identifier son chef qui n’est autre que le dénommé B.K âgé de 35 ans et originaire de Ouargla. Ce dernier a été arrêté à Ain El Turck en possession d’une fausse carte d’identité. La perquisition opérée dans son domicile s’est soldée par la découverte de quatre plaquettes de kif d’un poids de 500 grammes chacune. Questionné sur son activité, B.K passera immédiatement aux aveux, expliquant qu’il s’est spécialisé dans le trafic des stupéfiants au niveau de la wilaya de Ouargla, depuis 1996 avec un certain Mabrouk qui l’a mis en contact avec le premier accusé arrêté. Leur activité, dira-t-il, a duré jusqu’en 1998 où ils ont été repérés et arrêtés. Il affirmera aux enquêteurs qu’après avoir purgé sa peine, il a continué à s’adonner à ce trafic avec le premier prévenu arrêté. Un vrai réseau interne est alors mis sur pied. En 2005, ils ont décidé d’importer cette marchandise du Maroc. A cet effet, ils prirent attache avec un baron de ce pays, appelé Said El Hayani. C’est toujours M.Y. qui se chargera de transporter le kif des frontières marocaines jusqu’à Ouargla. La première opération consistera à transporter la quantité de 51 Kg de Kif. M.Y. a été aidé dans cette opération par deux éclaireurs qui sont les deux mis en cause en fuite. Il faut savoir que M.Y. a touché 8.000 DA pour chaque kilogramme de kif arrivé à bon port. En fait, selon les déclarations de B.K., plus de 300 Kg de kif ont transité ainsi à travers le territoire national et 200 kg ont été écoulés dans le marché national. Il ajoutera que les membres de ce réseau étaient armés pour faire face à toute éventualité dans leurs déplacements. Il faut savoir que les éléments de la P.J. ont saisi deux pistolets et un fusil de chasse à l’issue de cette affaire. Lors de l’enquête, les policiers ont notamment appris que trois jours avant le démantèlement de ce réseau, B.K. s’était rendu au Maroc pour demander au baron marocain de lui procurer la quantité de 100 Kg de kif. B.K. a déclaré qu’au mois d’avril de l’année 2006, il a été pourchassé par les policiers à Ouargla, ce qui l’a poussé à fuir et se cacher pendant un certain temps pour réapparaître sous une fausse identité. Outre le trafic international de stupéfiants, ce réseau s’était également spécialisé dans la confection de faux documents tels que les permis de conduire, les cartes d’identité et les cartes grises. Un autre prévenu, K.Smaïn, déclara qu’étant consommateur de drogue, il allait passer à la commercialisation au sein de ce réseau expliquant qu’en 2002, il a transporté 3 quintaux de kif de la ville d’El Araich (Touggourt) et qu’il l’a remise à un autre élément de ce réseau qui lui donna en contrepartie la somme de 200.000 DA. Ainsi, l’enquête permettra de démanteler tout ce réseau. Présentés devant le magistrat instructeur et après avoir reconnu dans leur majorité les griefs arrêtés à leur encontre, les prévenus rejetteront les faits du trafic international de stupéfiants. Le premier accusé et le principal expliqueront au magistrat instructeur, lors de leur présentation, qu’ils ne sont coupables que de faux et usage de faux. Hier, devant le tribunal criminel de la cour d’Oran, l’audience a été suspendue après la lecture de l’arrêt de renvoi.
Cette affaire qui pourra durer plusieurs jours, risque de lever le voile sur les agissements de ces mis en cause et leur implication dans ce réseau. Signalons que lors de l’instruction, la confrontation entre les éléments de ce réseau a permis au magistrat instructeur de comprendre qu’ils ont essayé de fuir le grief du trafic international de stupéfiants en s’accusant mutuellement.
Hasna Y.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com