Ouargla - A la une

Si le football m'était conté



Si le football m'était conté
Silence, la balle de football vole et tourne plus vite que le développement de la discipline dont elle relève. Beaucoup reste à faire pour décrocher la médaille de la réussite, malgré son passage au professionnalisme. C'est un peu dommage que les moyens mis à sa disposition ne corrigent pas totalement sa vision.
Chaque week-end qui passe apporte ses enveloppes de surprises. On y trouve de la qualité, de la provocation, de la sportivité, de la violence et bien entendu des réactions venant de la part des dirigeants qui ne sont pas faits pour adoucir le climat. Dans d'autres surprises, il y a la part des arbitres, souvent non rodés pour des matchs à suspens, à derbies de haut niveau, souvent perturbés devant des déchaînements de joueurs et même des tribunes. L'on comprend alors que l'arbitre central se confie un peu plus à ses «adjoints» pour l'assister avec une extrême vigilance dans sa mission. La moindre faute est vite exploitée, sur trois phases, terrain, staff technique et tribunes... Alors attention à une erreur d'appréciation qui pourrait faire mal. Dans cet instant, tout le monde devient juge et expert en la matière. Quand bien même le jugement est totalement conforme aux lois du football. Les arrêts se multiplient, l'arbitre central tente de détourner le vent qui vient de face pour mener à terme la partie. Les entraîneurs et les présidents de clubs, eux, pour qui la loi les autorise à se promener durant 90' dans le rectangle réservé à cet effet, ne le respectent pas, ils piétinent la ligne et souvent manifestent des signes étonnants ' tentant de remplacer tel ou tel joueur... l'arbitre intervient, avertit ou sanctionne. Et bien entendu ceci est rejeté par le concerné par des propos violents en direction de l'arbitre et sollicite d'une manière indirecte, l'aide de la tribune. Bien évidement par souci de protéger la marque du club, la réaction ne se fait pas prier... il bénéficie d'une défense violente... l'exemple de la sportivité n'est pas encore à la page. Un exemple parmi des centaines été retenu mardi dernier lors du match JS Kabylie ' JSM Béjaïa où un des dirigeants a été invité par l'arbitre à rejoindre les gradins pour contestations. Cela n'a pas été accueilli avec calme. Mais bon ! Les rencontres déchargent ses faits et méfaits. La discipline, ce volet extrêmement sensible aux yeux des sélectionneurs du monde, bloque la mécanique dans bien des cas. Chez nous, il y a ceux qui jouent pour le sélectionneur national, pour se faire remarquer afin d'être appelé à un autre examen. C'est une formidable chance qui s'offre à eux. Et la sportivité ne peut que se préciser. Nous avons remarqué lors des compétitions que les gardiens se comportaient non pas sur une terre du Texas mais plutôt en bon enfant. Des joueurs tentent de s'illustrer par des tirs d'une puissance à se faire une place dans le carnet du sectionneur ' il y a aussi des pardons en direction des joueurs et des arbitres, ce qui étaient jusque-là d'une rareté terrible. Bizarre ces gestes, souhaités depuis des lustres, ne se manifestent que maintenant. Et il y a ceux qui n'ont rien compris encore à la sportivité, ils jouent encore comme ces parties qui font encore les beaux jours des quartiers sans arbitres, sans juge de touche ni encadrement. Violence, menaces, vengeance, le football a ses conditions mais il est coincé, il ne peut devenir professionnel qu'avec la compréhension de tous. Le déséquilibre se fait afficher par la faute de ces comportements qui fissurent les efforts que mènent ceux chargés de la qualification du professionnalisme. Le supporter lui, moteur des rencontres, a sa place dans le développement de ce sport... mais souvent mal compris par les clubs qui n'ont de yeux que pour les recrutements, les résultats, les sponsors et autres... Les conditions qui répondent aux exigences d'une réelle prise en charge de son séjour durant les 90' où bien plus depuis son arrivée au stade ne sont pas réunies. Un supporter de Ouargla nous disait, il n'y a pas longtemps de ça, «ils ont besoin uniquement de notre argent pas plus...» Voilà une réaction à méditer. Et pourtant, l'intérêt que doivent porter les personnes chargées de l'accueil, devrait être une priorité exceptionnelle, tout simplement faire des propositions aux autorités locales, ministère de la Jeunesse et des Sports, APC pour intervenir et offrir ce qui est simple, cafétéria, espace où l'on peut se défouler calmement à la mi-temps et les dirigeants pourront aussi offrir des supports ou des gadgets à ce beau monde qui donne des couleurs à la compétition. Enfin, dans cette logique, il y a les médias qui exercent leur métier dans de tristes conditions, pas de cabines, pas d'espaces pour les caméras ou pour la radio... Dure, très dur le métier de journaliste qui est souvent attendu au tournant lorsqu'une faute est signalée dans le papier ou d'un autre support média. Alors comment concilier tout cela ' Commencez d'abord par se calmer, par comprendre et saluer les efforts des uns et des autres.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)