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Retour au calme à Ouargla et rassemblement sans incident à Ghardaïa



Retour au calme à Ouargla et rassemblement sans incident à Ghardaïa
Un calme précaire a été constaté hier dans la ville de Ouargla et ce, après des actes de violences et de destruction des biens publics et privés durant trois jours consécutifs. Par ailleurs, le rassemblement des chômeurs, organisé à Ghardaïa, s'est déroulé sans incident.
Seules quelques escarmouches ont été signalées dans un quartier de Ouargla. Le bilan est lourd, a-t-on appris auprès de plusieurs sources. Des édifices publics ont été saccagés et des véhicules ont été incendiés par des émeutiers dans la majorité sont des adolescents, ont indiqué des habitants. Les liaisons téléphoniques et le réseau internet ont été rétablis par les services d'Algérie Télécom. Des émeutiers ont détruit trois chambres téléphoniques en béton avant de mettre le feu aux câbles. Cela a isolé non seulement la ville de Ouargla mais 4 autres wilayas aussi. Les efforts des équipes d'Algérie Télécom ont permis de rétablir les réseaux dans la majorité des quartiers. Le secteur de la poste et télécommunication a subi d'énormes dégâts. Le centre commercial d'Algérie Télécom a été totalement incendié. Il en est de même pour l'agence postale de Sidi-Amrane. Comme d'habitude, les destructions ont été suivies de vol de matériel informatique au niveau des édifices publics saccagés. Aucun bilan officiel n'a été rendu public pour l'instant. Des informations qui restent à confirmer parlent de plus de 30 agents des forces de l'ordre et d'une dizaine de manifestants blessés. Le Premier ministre qui s'est exprimé à ce sujet devant les représentants de la société civile à Oran a déploré les actes de sabotage et de destruction de biens publics et privés. «Est-ce de cette façon qu'on peut trouver des solutions à nos problèmes '» a-t-il souligné. M. Sellal a également fait savoir que Sonatrach ne peut pas recruter tout le monde. Elle peut «offrir des postes aux personnes qui ont des qualifications, mais il ne faut pas mener cette entreprise à la faillite. Nous devons la préserver», a-t-il plaidé. Comme il a été signalé, des chômeurs venant de certains endroits du Sud se sont rassemblés sur la place du 1er-Mai, au centre-ville de Ghardaïa. Les organisateurs parlent de 1 000 à 2 000 personnes alors que les autorités locales ont donné le chiffre de 250 individus, la majorité des adolescents. Les manifestants ont réclamé du boulot. «Nous voulons notre part de la rente pétrolière», «Pas de discussions avec les autorités locales», «Nous voulons discuter avec le Premier ministre». Quelques responsables de ce mouvement de protestation ont incité la foule à lancer des injures contre la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune. Les forces de police qui suivaient les événements de près ne sont pas intervenus. Après quelques heures de rassemblement, la foule s'est dispersée dans le calme et aucun incident n'a été signalé. Les dirigeants du rassemblement ont donné rendez-vous aux présents pour la semaine prochaine à Djelfa. En somme, les notables de la ville de Ouargla ont encore une fois réitéré leur mécontentement sur ce qui s'est passé dans la ville et dénoncent avec fermeté «ces actes de voyous et d'irresponsables». Les habitants de Ghardaïa et les représentants de la société civile avec qui nous nous somme entretenus ont également tiré à boulets rouges sur ceux qui se sont autoproclamés «avocats» des sans-emploi de la ville. Nos interlocuteurs ont ajouté qu'ils regrettent que certains meneurs aient compris que «la gentillesse veut dire une faiblesse». Ces derniers ont indiqué que l'Etat ne doit en aucun cas permettre à ces perturbateurs de tenter de déstabiliser la sécurité de la région et du pays.
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