Comme première étape, les autorités algériennes ont promis aux jeunes chômeurs de Ouargla 2 800 postes d'emploi dont 800 à la Sonatrach. La nouvelle a été annoncée, hier à Alger, lors d'une première rencontre entre la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme (CNCPPDH) et des représentants de ces chômeurs.
Ces derniers ont indiqué que de réels problèmes persistent dans leur région depuis des années, à savoir le chômage et la bureaucratie mais aussi des problèmes de logement, de développement et d'enclavement, d'inégalité et la non levée d'état d'urgence contrairement aux 47 autres wilayas du pays. Ils ont avoué entre autres qu'il y a eu des tentatives pour dévier leurs revendications à des fins politiques mais qu'ils en étaient conscients et ont refusé d'atteindre l'unité du pays. Maintenant, ils attendent une sincère réaction de la part des autorités pour mettre fin à leurs problèmes de société. En absence du président de la CNCPPDH, Farouk Ksentini, les jeunes ont été reçus par d'autres membres de la commission en présence de la presse nationale. Ils ont été à l'écoute de ces jeunes et les ont assuré de leur continuel combat pour l'égalité à tous les niveaux au profit de tous les Algériens quelle que soit leur région. Ayadi Abderrahmane, président de la sous-commission pour la protection des droits de l'Homme et de la communication, a indiqué à cette occasion qu'il est touché par les problèmes de ces jeunes, sujets notamment au chômage mais qu'il aimerait que ces derniers sachent qu'ils ne sont pas les seuls dans le pays à en souffrir. «Il faut que nous avançons tous dans la même direction en regardant vers l'avenir pour bâtir l'Algérie. Voilà le but principal de cette rencontre», soutient-il. Saïda Benhbiles, qui habite la région et qui assumait le rôle d'intermédiaire entre les deux parties, dira à cet effet : «J'ai fait une enquête et je sais que ces jeunes chômeurs étaient contactés par des Algériens hostiles au pouvoir en place, installés à l'étranger, des «qui tue qui» et par des gens qui sont basés à Londres les encourageant à lever des slogans séparatistes et nous savons de qui il s'agit.» Aussi, elle a évoqué le problème de la sous-traitance des entreprises dont les jeunes de Ouargla en souffrent. «C'est l'exploitation de l'homme par l'homme», la qualifie-t-elle avant d'ajouter : «Un sous-traitant qui est payé par exemple à 100 000 dinars pour un travail, n'offre que 20 000 dinars à la recrue. C'est monnaie courante et nous ne comprenons pas pourquoi l'Etat ne peut pas peser de tout son poids pour mettre fin à cette situation». Dans cette optique, Mme Benhbiles a fait savoir que la patience des jeunes de Ouargla a des limites en dépit de leur attachement au pays. Ces jeunes, précise-t-elle, sont disposés à conjuguer tous leurs efforts avec ceux des pouvoirs publics pour mettre fin à cette situation et sauvegarder ainsi l'Algérie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hassiba Abdallah
Source : www.lnr-dz.com