Les biens wakfs sont appelés à jouer un rôle pionnier dans le cadre du développement national et de la promotion de l'économie du pays. De ce fait, le secteur se doit de procéder à la prospection, au recensement, à l'enregistrement et à la restitution de ces biens. Dans ce sens, Mohamed Boujelal, directeur des wakfs au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, a précisé hier, lors d'une conférence de presse animée au Forum d'El Moudjahid sur le thème «Le rôle économique des wakfs», que son département est en train de «revivifier l'institution du wakf». Il a expliqué que c'est une mission «collective de toute la société civile pour élaborer un travail d'investissement au profit des pauvres et des démunis».De son côté, le directeur de la zakat Abdelwahab Bourtina a révélé que le ministère des Affaires religieuses a collecté près de 800 millions de dinars qui ont été distribués «une semaine avant le Ramadhan aux familles pauvres et démunies». Bourtina a expliqué que l'attribution de la zakat se fait selon les «besoins» de chaque famille. Il a indiqué que «l'aide financière peut être évaluée à 20 000 DA pour chaque famille».
Dans ce contexte, il a annoncé qu'une «banque nationale pour le recensement des familles démunies sera créée prochainement sur la base du protocole récemment signé entre le ministère des Affaires religieuses et celui de la Poste et des Technologies de l'information et de communication. Cette banque facilitera l'opération de distribution de la zakat. M. Bourtina a indiqué dans ce sens que son département a déjà créé «l'Office du wakf» ayant pour mission de «veiller au bon déroulement de cette opération».
Il a noté en outre que «le fonds de la zakat a gagné en confiance autant auprès des donateurs de la zakat que des nécessiteux». Ceci eu égard à «la gestion transparente des fonds» à partir de leur collecte dans un compte courant postal jusqu'à leur distribution. Il a par ailleurs indiqué que les fonds de la zakat ont permis la création de plus de «1500 micro-entreprises» depuis le lancement de ce projet destiné notamment aux «jeunes diplômés universitaires ou des établissements de formation professionnelle bénéficiant de crédits sans intérêts pour la réalisation de leur projet».
Cette expérience intervient pour compléter les efforts des autres institutions de l'Etat, visant à absorber le chômage et à impulser une dynamique de développement socioéconomique national. Pour ce qui est du parc national des biens des wakfs, Bourtina a révélé qu'il a enregistré 9850 complexes dont 60% sont des logements de fonction, 8% sont des terres destinées à l'investissement. Il a précisé en outre que 50% des biens wakfs, dont certains ont besoin de «restauration», sont loués à des sommes «symboliques» aux démunis.
Pour le volet d'investissement et le rôle économique des wakfs, Bourtina a révélé qu'actuellement, 5 projets pilotes ont été désignés en 2013 pour l'élaboration de certains projets relevant des wakfs au profit des nécessiteux. Il a indiqué qu'un centre de santé sera en premier lieu ouvert dans la wilaya de Sétif, et d'autres projets suivront à Ouargla, Béchar, Mascara et Blida. Il a ajouté que ces projets seront gérés par les associations religieuses, qui profiteront des revenus pour le lancement d'autres investissements. Il a noté que ces projets sont porteurs également de postes d'emploi durables pour les jeunes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fella Hamici
Source : www.letempsdz.com