Ouargla - A la une

Plein... d'emplois !



La priorité est au plein emploi pour le ministre du Travail. Bonne idée pour absorber la colère des chômeurs du Sud qui ont réussi à mobiliser tout l'Exécutif. Si cela satisfait les marcheurs de Ouargla, cette recette n'apporte aucune réponse rationnelle à la problématique du travail. Le gouvernement ne fait, en fait, que reprendre la fausse solution qui consiste, lorsqu'il est forcé, à céder une mince part de la rente comme on subventionne des associations inutiles dont l'efficacité est jaugée par l'applaudimètre officiel. Car, l'Etat ne va pas créer des emplois, mais financer la paix sociale. Parce que hormis les administrations locales, et pour quel nombre d'emplois ' quelles sont ces entreprises basées dans cette région qui peuvent pourvoir des postes de travail à cette foule de demandes ' Sonatrach ' Elle est déjà, selon les experts, en sureffectif.
L'Etat fera ce dans quoi il excelle, c'est-à-dire financer des emplois 'à fonds perdus" avec deux objectifs. Calmer le front social et gagner du temps. La seule véritable contrepartie se mesurera au 'pic" du taux d'inflation que cette mesure de plein emploi va engendrer.
Un gouvernement prévoyant aurait dû saisir les signaux du malaise social lancés depuis des années. Au lieu d'élaborer des politiques économiques équilibrées, ouvrir le champ des investissements, les différents gouvernements sont restés rivés à la formule Ansej. Formule qui est à l'économie ce qu'est le mercurochrome à la plaie profonde.
M. Sellal ou M. Louh n'ont pas dérogé à cette règle de perception, désormais consacrée, de la demande d'emploi comme une réclamation d'une miette de la rente pétrolière. Semblent-ils d'ailleurs n'avoir vu de solution qu'à travers ce prisme. Le financement par l'Etat des emplois n'est pas une réponse adéquate, il est un corticoïde qui vous calme le mal et vous décalcifie 'l'économie". Une solution transitoire du très court terme. Sans plus. Car, même si l'Etat finance ces emplois, cela passe immanquablement par la création d'entreprises. Ce qui fait défaut dans la vision du gouvernement. Le grand absent est le secteur privé, otage de la bureaucratie et de l'idéologie du socialisme spécifique alors qu'il est le moteur des économies émergentes. n
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