Longtemps connue pour ses performances, la Ligue des jeux d'échecs de Ouargla a enregistré des résultats plus que satisfaisants durant les décennies 1980 et 1990.
Elle recensait en son sein des joueurs étrangers venus dans le cadre de la coopération et qui, en plus de leurs activités professionnelles ont fait des échecs leur occupation secondaire. Le docteur Boris Artamanov, Ukrainien, et le professeur Nakad, un Irakien étaient des formateurs d'envergure qui se sont associés aux efforts du président de la Ligue de Ouargla, le regretté Gouttaya Abdellah. Trois hommes qui ont su développer des plans d'ensembles psychologiques et techniques dignes des performances nationales et maghrébines à travers les différents tournois et compétitions organisés par la Ligue. Pas moins de 120 joueurs d'échecs étaient enregistrés par la Ligue au niveau de la localité de Ouargla à l'époque. Ils se regroupaient à travers les différentes maisons de jeunes, auberges ainsi que la maison de culture pour disputer des rondes, dont les plus stratégiques sont commentées par des formateurs habilités.
Au vu de plusieurs aspects positifs, deux clubs sont officiellement créés et homologués par la Fédération des jeux d'échecs. Il s'agit de Kalâat Annakhil et de Fares El Wahat qui avaient pour mission non seulement de développer le jeu d'échecs à Ouargla, mais également d'assurer aux jeunes la théorie des jeux en leur faisant prendre en compte les besoins et les risques des ouvertures. Ainsi, l'activité des jeux d'échecs en plein essor atteint son plein développement et sa véritable dimension. Des arbitres sont désignés par la Ligue et formés lors de séances intensives menées par la Fédération nationale à Alger. La Ligue activait ainsi selon les exigences des règles élémentaires de la Fédération et le rattachement Elo (classement) est relié à celui du niveau national détenu par la FJE. A tous les niveaux de cette organisation, les joueurs sont regroupés sans distinction d'âge dans des compétitions appelées «Open» pour mesurer les performances de chacun à travers des regroupements organisés à Touggourt, Taïbet, El Hadjira, avec ceux de Ouargla et Hassi Messaoud, notamment au sein des diverses sociétés algériennes et multinationales implantées dans la zone pétrolière.
Sans héritage ni relève, cette structure combien active est déstructurée est devenue pratiquement insignifiante et il est regrettable de constater que le niveau atteint par le passé n'a pas été maintenu à sa juste place. Les jeunes repérés en bas âge, adeptes de la Sicilienne, Grunfeld et l'Est Indienne sont aujourd'hui des chirurgiens dentistes, des médecins et chefs d'entreprise qui évoquent sans cesse les bons souvenirs de ces défenses. Ils sont unanimes pour dire que l'avantage d'avoir pratiqué les jeux d'échecs est de disposer d'un esprit contemplatif, d'une objectivité, d'un réalisme et d'une volonté disciplinée. C'est pour cela qu'il y a certainement quelque chose à faire pour réhabiliter les jeux d'échec à Ouargla.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Slaouti Belaid
Source : www.elwatan.com