
Installé à la tête de la wilaya de Ouargla dans le sillage du dernier mouvement des walis, Abdelkader Djellaoui mène actuellement une véritable purge au sein de l'administration locale.Cette campagne dont viennent de faire les frais successivement le directeur de l'éducation et celui du transport en une semaine, a suscité des réactions positives au sein de la société civile, qui y voit, malgré la caricature, un rétablissement de l'autorité locale et une volonté de changement qui vise la dé-bureaucratisation. Sans être euphoriques, certains militants se disent plus à même de suivre de près ce bouleversement de l'ordre établi. Les réseaux sociaux se sont enflammés à cette annonce, qui a fait des gorges chaudes durant tout le week-end.InéditPremière dans les annales locales et conjuguant la parole aux actes, il s'agit là de deux gestes forts qui confirment les dernières déclarations du chef de l'exécutif, qui se dit «déterminé à accélérer les chantiers à la traîne et à donner à la wilaya de Ouargla une vitesse de croisière qui changera son visage sous peu». Pour les plus avisés, ces actes de gestion, qui sont somme toutes ordinaires, sachant la situation équivoque des différents secteurs de la wilaya, sont un signal fort pour le reste de l'exécutif et ses démembrement.Des dossiers stagnent, des situations aberrantes telle celle des enseignants d'El Borma, à 420 km de Ouargla, dont le taux d'absentéisme sans sanction administrative ni arrêt du traitement a poussé les parents d'élèves à interpeller le wali lors de sa visite, le 17 octobre, dans cette daïra frontalière.Laisser-allerCette zone pétrolière, dont les trois derniers walis de Ouargla ont constaté l'enclavement et le manque de structures de base, a fait l'objet d'un conseil de wilaya il y a deux semaines, avec à la clé plusieurs décisions en faveur d'une redynamisation des différentes opérations ciblées. C'est le laisser-aller qui caractérise le secteur de l'éducation et qui aura coûté son poste à Besseddik Mestour, remplacé en fin de semaine. Même topo dans le secteur des transports, où l'avancement à plus de 70% des travaux du tramway de Ouargla n'a pas suscité de questions sur les raisons du désordre du transport urbain et périurbain caractérisé par la cacophonie. L'insatisfaction des habitants a, semble-t-il, trouvé écho chez le nouveau wali, qui ne manquera pas d'exiger un balayage des possibilités de désengorgement du chef-lieu et une vision plus ergonomique de la dynamique de la ville en attente de solutions innovantes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Houria Alioua
Source : www.elwatan.com