Les pouvoirs publics ont finalement consenti à regarder ailleurs que les grands centres urbains qui se comptent sur les doigts d'une main, bénéficiaires de projets d'investissement. Il s'agit des wilayas du Sud projetées, malgré elles, dans l'actualité, après le drame d'In Amenas.
Cette région 'utile", qui contient dans son sous-sol des richesses énergétiques diverses, longtemps marginalisée, laissée aux mains des notables et chefs de tribu pour ne pas casser les pratiques ancestrales millénaires, se réveille aujourd'hui avec, à sa tête, des jeunes qui ont fréquenté les écoles et les universités. Ils ne veulent pas leur part du gâteau, mais une répartition des richesses du pays et une considération comme tout Algérien. La sagesse des gens du Sud ne signifie pas silence et le temps-espace n'est pas une fatalité d'isolement.
Le message est vite passé et bien reçu. Le Conseil interministériel pare pour le moment au plus pressé : l'accès au monde du travail dont les jeunes de cette partie de l'Algérie souffrent cruellement, se culpabilisant en assistés. Les différents mouvements de protestation de Ouargla ne sont que l'arbre qui cache la forêt, l'étincelle qui peut devenir brasier.
Le Premier ministre a instruit son Exécutif à prendre des mesures d'apaisement pour le moment, en attendant une mise en place d'une batterie d'actions projetées dans la durée comme l'encouragement de l'investissement dans ces régions dans l'agroalimentaire, l'aide à la création de petites entreprises dans le cadre de l'emploi des jeunes et obliger les sociétés nationales et étrangères à consacrer un pourcentage de leurs bénéfices ou chiffres d'affaires à des actions de sponsoring ou de mécénat pour la société civile activant dans le domaine de la jeunesse, du sport et de la culture.
Il n'y a pas que le Sud qui souffre d'être mal aimé. Il y a d'autres régions qui ont des richesses spécifiques comme ces villes côtières isolées qui tournent le dos à la mer, autre mère nourricière, les Hauts-Plateaux avec ces immensités de terres abandonnées à la nature, la Kabylie isolée et marginalisée.
Autant de grands chantiers qu'il faut confier à de grands bâtisseurs.
O A
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Outoudert Abrous
Source : www.liberte-algerie.com