En cette période d'austérité, les handicapés sont confrontés à d'innombrables difficultés telles que l'accessibilité, l'obtention de l'appareillage, l'éducation et l'acquisition de certains articles à usage fréquent. Concernant l'appareillage, le handicapé a le droit à des équipements gratuits, mais ce droit se voit bafoué. Par exemple, le fauteuil roulant ordinaire n'est accessible qu'aux étudiants et travailleurs handicapés."Les handicapés tant qu'ils ont une couverture sociale ont le droit à un fauteuil roulant. Même pour le fauteuil électrique, il y a eu dernièrement de nouveaux critères joints par la Cnas au dossier à fournir pour son acquisition. Parmi ces critères, la personne handicapée doit avoir les jambes inférieures invalides à 100% et les deux mains mobiles. Les couches pour adultes constituent aussi un des problèmes majeurs, car dans la loi de finances de 2016 il a été décidé d'augmenter leur prix. Pourtant, cet article n'est pas remboursable, ce qui a suscité un grand désagrément chez cette catégorie de handicapés", nous a expliqué Mahmoud Khalou, président du bureau des personnes handicapées d'Ouargla. Et de poursuivre : "Le chômage, notamment chez les personnes handicapées, est en croissance constante d'après les dernières statistiques. Pourtant, l'article 2 du décret exécutif stipule que tout employeur doit consacrer au moins 1% de ses postes de travail aux personnes handicapées dont la qualité de travailleur est reconnue, conformément aux dispositions de l'article 27 de la loi du 8 mai 2002, relative à la protection et à la promotion des personnes handicapées. Malheureusement, la majorité des entreprises n'emploie pas les handicapés. En réaction, la DAS a mené une enquête et exigé de ces entreprises à payer des pénalités, ce qui a déplu aux personnes handicapées en âge de travailler, car ce qu'elles veulent c'est leur insertion dans le domaine professionnel et d'être des éléments productifs au lieu d'être consommateurs." M. Khalou a mis l'accent sur le problème du manque de rampes d'accès pour handicapé tout en remettant en cause la conception de certaines infrastructures publiques qui, d'après lui, n'ont pas d'accès facile aux personnes handicapées.M. Khalou dira également, à propos du droit de la personne handicapée à la chaussée : "Ce problème est juridique, du moment que la personne handicapée est considérée comme piétonne et elle n'a pas le droit à la chaussée." Par ailleurs, M. Khamou s'est interrogé sur le sort de la commission de wilaya de l'éducation spéciale et de l'orientation professionnelle, en application du décret exécutif n° 333-03 du 8 octobre 2003.Ammar Dafeur
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Dafeur Ammar
Source : www.liberte-algerie.com