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Les immigrants clandestins et les réfugiés pointés du doigt



Les immigrants clandestins et les réfugiés pointés du doigt
La conjoncture sécuritaire, politique et économique dans la région du Sahel en général et au Mali en particulier, ne cesse d'affecter l'Algérie que ce soit en matière de sécurité, d'économie ou de santé.
En matière de sécurité, le dispositif a été renforcé et adapté à toute menace criminelle, le problème de santé publique devient plus inquiétant, à savoir, la propagation alarmante des maladies contagieuses, enregistrées au cours des deux dernières années au sud du pays notamment au niveau des villes frontalières prisées par les réfugiés maliens et les immigrants clandestins venant de ce pays et d'ailleurs. A la lumière des statistiques faisant état de plus de 14 000 immigrants clandestins de pays arabes et africains et des milliers de réfugiés enregistrés depuis l'année 2001, les services compétents ont recensé une montée inquiétante des maladies contagieuses parmi les citoyens du Sud contaminés dans 90% des cas par ces étrangers en déplacement massif sans la protection nécessaire. Une situation confirmée encore lors du 1er séminaire national organisé jeudi à Ouargla par le 4e commandement régional de la Gendarmerie nationale, sous le thème «Gestion des risques épidémiques des personnes en déplacements». Intervenant à cette occasion, le général-major Abderrezak Chérif, commandant de la 4e région militaire a affirmé que «Les situations territoriales et opérationnelles dans la région du Sahel ont donné lieu à des résultats négatifs sur l'Algérie. Le déplacement massif des réfugiés africains vers le pays et l'arrivée en masse des immigrants clandestins vers les villes algériennes sont à l'origine de 90% de la propagation de la malaria». Le chef de la région militaire a, en effet, tiré la sonnette d'alarme et expliqué que «Face à cette situation, il était question de venir à bout de ces maladies contagieuses qui peuvent aggraver les conditions sanitaires, non seulement des réfugiés et immigrants clandestins se trouvant en Algérie, mais aussi pour nos services de sécurité et les civils algériens. En effet, nous avons mis en place de nouvelles mécanismes adéquats pour faire face à cette propagation». Pour sa part, le chef de service central de la santé à la Gendarmerie nationale, le colonel Abdelkrim Djebaili, a assuré que tous les moyens et mesures nécessaires vont être mobilisés pour mettre une barrière bien forgée contre le transfert de diverses maladies transportées par les réfugiés et immigrants clandestins. Le colonel Djebaili dira que «le déplacement massif des réfugiés vers l'Algérie et l'arrivée des immigrants clandestins de multiples nationalités, sont devenus deux aspects auxquels il faudra faire face avec beaucoup de fluidité». Il explique : «C'est dans cette optique que de nouvelles mesures ont été prises afin d'arrêter l'hémorragie des maladies transmissibles dont les premières victimes sont les gardes-frontières et les autres militaires en service dans la région. Nous avons, d'une part, décidé de porter des soins à ces réfugiés tout comme les immigrants clandestins, une fois sur le sol algérien, et ce, dans une action purement humanitaire. D'autre part, nous avons prévu de faire des visites régulières dans les camps des réfugiés afin d'assurer une meilleure couverture sanitaire au profit des immigrants. Nous avons également procédé à une meilleure prise en charge sanitaire pour nos militaires sur le terrain. Par ailleurs, le premierresponsable du 4e commandement régional de la gendarmerie, le colonel Abdelhafid Abdaoui, a assuré dans une intervention en marge du séminaire que les frontières algériennes sont totalement sécurisées avec un dispositif renforcé et adapté aux nouvelles conjonctures et toute éventuelle menace. «Je peux vous assurer que les frontières avec la Tunisie, la Libye et le Mali à l'instar des autres frontières, sont maîtrisées et totalement contrôlées par les forces algériennes», a tenu à préciser le représentant de la gendarmerie.
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